Yéyé - la timeline

Saisons

flashbacks

Approx. 1955 - 1958

saison 1

1959 - 1962

saison 2

1962 - 1964

saison 3

1964 - 1966

saison 4

1966 - 1969

Jalons historiques

Apparition du transistor

1954

Les premiers postes à transistor à partir de 195421, vite appelés « transistors », permettent d'écouter la radio partout, en vacances, dans la rue, sur la plage, en « surboum », la radio n'est plus familiale mais individuelle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_radio#Le_transistor

Création de Jazz Magazine

décembre 1954

Le véritable fondateur de «Jazz Magazine» est Jacques Souplet, qui avait quitté «Jazz Hot», où j'étais secrétaire de rédaction bénévole.

https://www.lexpress.fr/informations/jazz-mag-40-ans-de-swing_600648.html

C’était donc en décembre 1954. Jazz Magazine sortait son premier numéro, avec Lionel Hampton en couverture et, dans la rubrique d’actualité « Vient de paraître », section 33 tours, on pouvait trouver les noms de Louis Armstrong, Count Basie, Sidney Bechet, Dave Brubeck, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Gerry Mulligan, Nat « King » Cole, Art Tatum

http://jazz.hypotheses.org/2405

Sur les quais avec Marlon Brando

1955

Apparition des électrophones Teppaz

1955

graine de violence et la fureur de vivre au cinéma

1955

Ténot et Filipacchi coaniment "Pour ceux qui aiment le jazz"

mars 1955

mars 1955, nous avons commencé à animer ensemble une émission quotidienne sur Europe n° 1, «Pour ceux qui aiment le jazz».

https://www.lexpress.fr/informations/jazz-mag-40-ans-de-swing_600648.html

Les blousons noirs (trinité, sactos, bastille...)

1956 - Approx. 1961

Les Blousons noirs. Le seul lien repérable, même très indirect, caricatural, avec la musique, et l’esprit de la musique, que Jean-Philippe cherche à localiser dans la capitale. La bande de la Bastille. La bande du Sacré-Cœur, dite du « Sactos ». À Montrouge, celle des copains de Michel Colucci, qui deviendra plus connu sous le nom de Coluche.

Leur mythologie sent la légende frelatée. Ils n’ont pas un temps d’avance comme ils le prétendent. Ne sont pas les « initiés ». Ils écoutent peu les chanteurs dont ils se réclament.

Forcément. Longtemps retenu aux frontières, le rock’n roll n’est d’abord qu’une rumeur mystérieuse. Les disques sont peu importés. Les cafés parisiens possédant un juke-box préfèrent amortir leurs singles de jazz ou de be-bop. Tout le monde ne dispose pas de relations sur les bases de l’US Army, et même les PX, ces magasins destinés au personnel américain, vendent plutôt des vêtements. Idem pour les puces de la porte de Saint-Ouen. Ce qui explique que les jeunes s’habilleront comme Elvis ou James Dean, blousons d’aviateur, Levi’s
501, chemises à carreaux, souvent avant d’avoir vu un microsillon de près.

Le rock est en France, ces années-là, une musique hors de prix. Les Blousons noirs sont de loin les plus fauchés. Voler ? Plus repérables que les vrais voyous. Cuirs noirs, coiffure banane, armes de quatrième catégorie. Et une énorme frustration. Comme leur opposer ces arguments les énerve vite, personne n’insiste. C’est peut-être cet abandon même, leur isolement culturel, qui, depuis leur apparition, vers 1956, les font devenir « graines de violence ». Croyances distordues, à leur propos. Celles de tous les adversaires qu’ils se donnent, l’opinion publique naissante, sa peur, sa presse, qui exacerbe les récits de leurs méfaits. Les leur aussi. L’idée, colportée, déformée par eux, qu’en Amérique, où personne n’est allé, il existe des bandes comptant plusieurs centaines de membres, chaque couleur de peau la sienne, qui vont sur des motos étincelantes, avec en croupe des filles à la beauté surnaturelle, et que tout cela constitue une société en soi, de « beaux gosses », libérée de la tutelle des petits hommes gris et des parents…

Vieille histoire, depuis les apaches, simplement plus syncopée, désormais. La Fureur de vivre, de Nicolas Ray. James Dean. Pour ceux qui ont pu le voir au cinéma. Bientôt, West Side Story. Ils n’ont d’autre solution, au ras du trottoir, que de se faire un monde par ouïe-dire.

Ils revendiquent le rock comme l’expression d’un désaccord brutal auquel les poings vont mieux que les mots. Issus des milieux populaires de la capitale ou de son pourtour, souvent éjectés d’un système scolaire obligatoire qui ne les retient pas, ces premiers marginaux du demi-siècle se battent pourtant pour des queues de cerise. Pour impressionner des adolescentes, qui bientôt rêveront plutôt d’un homme possédant une bonne situation. Ou pour défendre un « territoire », dont les délogeront plus sûrement l’âge, la vie adulte ou la guerre d’Algérie.

Ce sont des War Boys. Des enfants de la guerre. Malchanceux de cette génération très minoritaire née autour de 1940 qui, après avoir vécu le dernier conflit mondial dès sa prime enfance, a juste le bon âge pour aller se perdre dans les djebels de la guerre d’Algérie. Leurs querelles incompréhensibles leur permettent au moins de tuer le temps, en attendant d’être appelés. Parce que Paris n’a déjà plus rien de gratuit à proposer à leur jeunesse dissipée, parce qu’ils ne savent pas où traîner un ennui de vivre qu’on va bientôt qualifier de « moderne », ces « rebelles sans cause » « tiennent » des escaliers, une cour d’immeuble ou une parcelle de terrain vague sur les « fortifs » de la capitale.

À la Trinité, les copains de Jean-Philippe « tiennent » le square en contrebas de l’église. C’est-à-dire qu’ils occupent un banc, l’après-midi. Ils sont cinq ou six. Jean-Philippe descend avec sa guitare. Ils l’écoutent chanter en observant le paysage animé des passants, espérant attirer l’attention des filles qui se hâtent pour attraper un train, à la gare Saint-Lazare.

Depuis cinquante ans, on exagère énormément le lien historique entre Johnny Hallyday et le phénomène des bandes. Au début de sa carrière, cette thèse d’un Jean-Philippe Smet grand manieur de chaîne de vélo servira sa promotion auprès du public masculin. Lui-même prendra toujours un certain plaisir à en rajouter : « Nous équipons le bout de nos bottes et le revers de nos blousons de cuir noir avec des lames de rasoir. Dans les poches arrière de nos “cinq poches” – les mythiques Levi’s 501 –, nous avons des poings américains4 », écrira-t-il par la suite.

Tout cela est faux, bien sûr. Mythologique en diable, mais faux. Aux « mauvais garçons », Johnny Hallyday n’empruntera jamais que leurs atours. Perfecto garanti cuir véritable, tatouages, pendentifs et brillantine. Avec les accessoires indispensables : motos, mobylettes, au pire, et copines habituées à jouer les seconds rôles, et toutes « folles du chef de la bande ».

Quand ils seront ensemble sur scène, Johnny Hallyday et Eddy Mitchell répéteront le même gag, qui les fait se plier de rire depuis des décennies : tout à coup, ils plongent la main en même temps dans leur poche arrière pour en sortir un peigne court et se retoucher soigneusement la banane. Le geste de reconnaissance du véritable Teddy Boy…

Cependant, Johnny demeurera le seul à entretenir leur étroite légende, par certains de ses costumes de scène, ou même certaines de ses chansons (La Bagarre). Bien sûr, ce faisant, au travers de ces fantômes, il témoignera d’abord une fidélité à sa propre adolescence. Mais il sauvera de l’oubli les représentants les plus remuants d’une « génération perdue », celle qui a manqué les bienfaits, consommation et plein-emploi, dont la société, à partir de 1962, allait abreuver ses frères cadets, membres innombrables du baby boom.

Le chanteur en croisera toujours, au long de sa carrière, de ces survivants de la « racaille » d’antan, adultes souvent solitaires ou asociaux qui n’ont pas su se défaire, même à 50 ans, d’un look ou d’une coiffure, adeptes de la moto et, bien sûr, des concerts de Johnny Hallyday. 1957, 1958 n’étaient pas des années terribles. Mais c’étaient les leurs. Et le rock, musique de leur colère, croyaient-ils encore, allait régner mille ans. Ils ont souvent arrêté le film intime de leur vie à l’une de ces années, la suite n’ayant plus eu beaucoup d’intérêt à leurs yeux.

Johnny acceptera d’être le président d’honneur de clubs de bikers ou de familles de Hell’s Angels. Il défilera à leur tête, lors de leurs grands rassemblements qui traversent les villes en faisant vrombir des machines inquiétantes. Il lui faudra partout accepter l’affection encombrante, devant ses maisons, pendant ses séjours à Saint-Tropez ou à Los Angeles, de compagnons se sachant, ou se pensant, rescapés comme lui d’un passé de tumulte.

En 1958, la bagarre commence à s’enseigner. S’ouvrent des clubs de judo et de karaté, même en périphérie. La boxe reste à la mode. Le genre masculin a des fourmis dans les poings, preuve s’il en faut que la vie, en France, n’avance pas assez vite. Dans les endroits où se concentrent les jeunes, Jean-Philippe et ses copains se retrouvent parfois au milieu d’une mêlée générale. Les coups partent vite. Costaud, envié pour sa taille et son visage d’ange, Jean-Philippe agace vite les caïds. D’autant qu’il est de plus en plus attiré par l’autre sexe. Il ne sait pas comment aborder les filles, bafouille, rougit, mais de loin, la scène peut passer pour une tentative de drague. En ces années, les jeunes chefs de bande estiment avoir encore des droits sur leurs petites camarades de jeux. C’est par ce biais, les filles, que Jean-Philippe est parfois contraint de se battre. C’est ce qui lui arrive à la patinoire Saint-Didier, à Molitor. Ce sport est en vogue. Des jeunes s’attendent sur les quais du métro pour gagner ensemble le 16e arrondissement. Aux changements de ligne ou dans les rames, après leur jonction, ils font du bruit ou chantent pour montrer aux adultes qu’ils existent. Comme les zazous, sous l’Occupation, quand ceux-là avaient appris qu’on allait les rafler pour le STO. Donner l’illusion d’une force qu’on n’a pas en profitant des capacités de résonance du métro parisien.

https://www.chapitre.com/BOOK/boggio-philippe/johnny-la-legende-les-verites,22126371.aspx

Une psychose, et une mode
C'est durant l'été 1959 que l'appellation « blousons noirs » apparaît pour la première fois dans la presse, avec un article de France-Soir du 27 juillet 1959 relatant un affrontement entre bandes survenu au square Saint-Lambert, dans le 15e arrondissement de Paris1. Cette désignation s'impose soudain comme synonyme de jeunes voyous. Les journaux se mettent alors à surenchérir2 en évoquant des bandes caractérisées par leur taille importante (il est question de groupes comptant jusqu'à une centaine de jeunes) et par leur violence. Les méfaits de ces jeunes inondent les ondes, donnent lieu à de nombreuses publications3, études4et même romans5. Les blousons noirs sont décrits comme des asociaux qui se battent à coups de chaînes de vélo ou de moto, de coups de poing américains voire de couteaux à cran d'arrêt, qui cherchent la bagarre pour défendre leurs territoires urbains, particulièrement autour des portes de Paris et en banlieue, ou en faisant des descentes dans des bals ou des fêtes.

Peu après, les journalistes forgent le terme « blousons dorés » pour désigner les jeunes fils de la bourgeoisie impliqués dans des faits divers, par opposition aux blousons noirs qui étaient plutôt issus de milieux populaires.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Blouson_noir_(sous-culture)

Ténot et Filipacchi rachètent "Jazz Magazine"

1958

C'est seulement en 1958 que nous avons racheté «Jazz Mag» aux Barclay, sous forme de crédit publicitaire!
L'EXPRESS: Et vous avez gagné beaucoup d'argent?
- Non, nous équilibrons les comptes. Depuis 1954, nos chiffres de vente restent d'une stabilité étonnante: environ 12 000 numéros. Mais c'est en faisant «Jazz Mag» que nous avons appris le métier d'éditeur, ses pièges et ses surprises, parfois bonnes. Quand nous avons lancé «Salut les copains», en 1962, nous tablions sur 120 000 exemplaires. Or nous avons dépassé le million! Une vraie vache à lait, qui nous a permis d'acquérir ensuite d'autres titres.

https://www.lexpress.fr/informations/jazz-mag-40-ans-de-swing_600648.html

les 78T laissent place aux 45T et 33T

1959

Les 78 TOURS cessent de paraître pour laisser place aux 45 TOURS et 33 TOURS. En studio d’enregistrement, les chansons se font avec les premiers magnétophones BI-PISTES AMPEX, sur 3 pistes.

http://ondit.unblog.fr/debut-du-baby-boom-varietes-charles-aznavour-annie-cordy-dario-moreno-tino-rossi-henri-salvador-ray-ventura-et-son-orchestre/

Le jukebox et les surboum du Golf Drouot

1959

Ce chef-d'oeuvre pouvait contenir 100 disques, soit 400 titres à raison de quatre titres par disque .

La nouvelle de son arrivée au Golf se répendait comme une traînée de poudre et les teenagers pouvaient- moyennant un coca au prix modique de 1 franc- passer autant de temps qu'ils le voulaient devant le Seeburg bourré de disques de Rock.

http://www.golfdrouot.fr/genese.html

Création de l'émission de radio Salut les Copains

Approx. juillet 1959

Lancée durant l'été 1959 sous forme d'émission hebdomadaire, l'émission passe dès le 19 octobre de la même année à une fréquence quotidienne, du lundi au vendredi entre 17 h et 19 h. Elle aurait réuni jusqu'à 40 % des 12-15 ans.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Salut_les_copains_(%C3%A9mission_de_radio)

Inspiré de l'émission Américaine American Bandstand
https://en.wikipedia.org/wiki/American_Bandstand

Le Premier festival international de rock

24 février 1961

Le Premier festival international de rock est un événement musical qui a lieu au Palais des sports de Paris, le 24 février 1961.

Little Tony, Emile Ford & The Checkmates, Vince Taylor, Les Chaussettes noires, Frankie Jordan, Bobby Rydell et Johnny Hallyday sont à l'affiche.

Cette manifestation a un grand retentissement et lance véritablement le rock 'n' roll en France.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_festival_international_de_rock

Coupe du monde de Rock'n'Roll

25 août 1961 - 31 août 1961

la coupe du monde de Rock'n'Roll d'Antibes, Juan-les-pins du 25 au 31 août 1961 au Vieux Colombier.
On y remarque les prestations de Vince Taylor et ses Play Boys, les débuts d’Eddy Mitchell avec Les Chaussettes Noires et de Dick Rivers avec les Chats Sauvages mais aussi Rocky Volcano, Les Satellites, Doug Folks et les Airdals.

https://www.youtube.com/watch?v=3SJ4gnNJfOY

début de l'émission TV Âge Tendre et Tête de bois

septembre 1961

Albert RAISNER anime une nouvelle émission de variété ÂGE TENDRE ET TÊTES DE BOIS pour les adolescents, mélangeant les rockeurs et les yé-yé français ou étrangers.

Sortie du n° 1 du magazine Salut les Copains

juillet 1962

Sortie du n° 1 du magazine Salut les copains.

fin de la Guerre d'Algérie

9 septembre 1962

Référundum de De Gaulle en 1962

28 octobre 1962

Le dimanche 28 octobre 1962, les Français se prononcent par référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel direct ; le oui l'emporte avec 62,10% des suffrages. De Gaulle est réélu.40% des Français possèdent un téléviseur, ce qui représente 20 millions de téléspectateurs.

Lancement de "Bonjour les amis"

décembre 1962

:: Lancement du magazine "Bonjour les Amis"
A l'image d'Europe 1 qui a trouvé une excellente idée en prolongeant son émission "Salut les Copains" à travers la publication d'un magazine pour les jeunes portant le même titre, Radio Andorre réfléchit en cette année 62 à la publication d'un magazine papier. Avec le concours de Publi-Ondes qui en devient la régie publicitaire, elle lance en décembre 1962 la revue "Bonjour les Amis". Toute ressemblance avec "Salut les Copains" est bien sûr volontaire. Le contenu est d'ailleurs de même nature : actualité du rock et de la variété française à travers des portraits et interviews des vedettes de l'époque. Les photos et posters sont nombreux. Le magazine s'adresse au teenagers, encore peu sollicités par la presse de l'époque. "Bonjour les Amis" consacre plusieurs pages chaque mois à Radio Andorre, principalement en présentant les coulisses de l'émission "Spécial Blue Jeans".

http://aquiradioandorra.free.fr/Historique/1962.html

le magazine Bonjour les amis (décembre 1962)
http://www.plaisirsdujazz.fr/chapitre-quatre-sommaire/lappel-du-rock-les-intermediaires-du-jazz-investissent-les-varietes-juveniles-ca-1960/

La folle nuit de la Nation

22 juin 1963

L'émission révèle le soir du 22 juin 1963 une puissance de mobilisation que personne n'aurait pu imaginer auparavant. Sans aucune autre promotion que quelques annonces passées les deux ou trois jours précédents au micro de SLC, faisant savoir que se tiendrait un concert gratuit avec Johnny Hallyday en vedette place de la Nation à Paris, quelque 150 000 jeunes4 accourent sur les lieux. Du jamais vu. Les observateurs, journalistes, responsables du maintien de l'ordre, et jusqu'aux organisateurs eux-mêmes, sont stupéfaits. L'événement entre dans l'histoire comme la « folle nuit de la Nation ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Salut_les_copains_(%C3%A9mission_de_radio)

La seule publicité, souligne France Inter, consiste en cette simple annonce faite par Daniel Filipacchi aux auditeurs de "Salut les copains" : "Venez tous samedi soir à 9 heures, place de la Nation. Il y aura Johnny, Sylvie et Richard. Ce sera formidable." Le jour J, Europe n°1 monte son podium entre les colonnes du Trône, à l'est de la place. Dès 18 heures, trois heures avant le spectacle, 3 000 personnes se pressent déjà aux abords. Très vite, la radio sait qu'elle a gagné son pari. Par dizaines de milliers, les jeunes convergent place de la Nation.

https://www.francetvinfo.fr/culture/johnny-hallyday/recit-22-juin-1963-johnny-enflamme-la-place-de-la-nation-c-a-ete-notre-woodstock-a-nous_2501721.html

Le samedi 22 juin 1963, afin de célébrer le premier anniversaire du magazine « Salut les copains », Daniel Filipacchi organise sous l'égide d'Europe n°1 un concert gratuit Place de la Nation, à Paris. La seule publicité est une annonce que Daniel fait lui-même à l'antenne : « Venez tous samedi soir à 9 heures, place de la Nation ».
Le concert de la Nation – 1963
Y sont conviés : Danyel Gérard, Mike Shannon, les Chats Sauvages, les Gam's, Richard Anthony, et bien sûr le couple le plus glorieux de sa génération : Johnny Hallyday et Sylvie Vartan.

Ces derniers, en plein tournage en Camargue du film « D'où viens-tu Johnny » de Noël Howard, embarquent ce samedi soir à 19 heures dans un avion affrété par Europe n°1, venu les chercher à l'aéroport de Nîmes. Quelques heures plus tard, devant la cohue indescriptible qui règne autour de l'avenue du Trône où le gigantesque podium a été dressé, le couple tant attendu (accompagné de Carlos) est rapatrié dans un premier temps au commissariat de Daumesnil – l'occasion pour eux d'enfiler leur costume de scène – puis, tandis que Richard Anthony est déjà sur scène, c'est en fourgon de police qu'ils frayent la foule de plus de 150 000 copains (et non pas 50 000 comme envisagé) qui les attendent avec une impatience qui frise l'hystérie.
Le concert de la Nation – 1963
Le soir de l'événement, les organisateurs du spectacle appellent la police en renfort pour faire face à une foule de 150 000 jeunes. Les artistes chantent leurs chansons dans un délire total. 3 000 policiers encadrent les jeunes. Ce type de rassemblement était tout à fait nouveau à l'époque, et ce fameux concert de la place de la Nation où 150 000 copains yéyé affrontent les flics, a réveillé tous les maux de la société française.
Le concert de la Nation – 1963
Faute de studios et de moyens, L'émission s'invite au Golf Drouot et même à la Cité Universitaire. Chaque mois, l'animateur croule sous des milliers de lettres de fans. Age tendre et tête de bois sait même accueillir le mythique Gene Vincent et joue des effets visuels pour conforter son audience, en particulier lors d'une confrontation tendue jouant de l'opposition de l'époque entre Johnny Hallyday et le chanteur Antoine.

La folle « nuit de la nation » constitue un événement sans précédent dans l'histoire de la chanson, et désigne malgré eux Johnny et Sylvie comme les porte-drapeaux de leur génération. « D'en bas, je ne me rendais pas compte de ce que représentait cette foule, racontera Sylvie. C'est une fois sur le podium que j'ai réalisé et, alors, j'ai eu peur. On ne peut pas savoir ce que c'est que d'entendre scander son nom par 200 000 personnes. Ça donne des frissons : on se sent atrocement seul... Johnny était tout à fait détendu et, quand mon tour de chanter est arrivé, il m'a encouragée en me hurlant à l'oreille – il y avait vraiment trop de bruit pour se murmurer des mots doux : Vas-y, tu vas faire un malheur ! »
Le concert de la Nation – 1963
Le concert de la Nation est cependant gâchée par 15 bandes de 20 à 30 « blousons noirs » venues séparément de Belleville, de la place d'Italie ou de Joinville sans se donner le mot. Se mêlant à la foule, ces quelques 500 loubards causent bon nombre de dégâts : vitrines brisées, boutiques pillées, voitures démolies, spectateurs et passants blessés ou molestés, adolescentes dévêtues, une jeune fille de 17 ans violentée et évacuée à l'hôpital Rotschild...

Le lendemain, la presse se déchaîne. Pierre Charpy scande dans « Paris-Presse » : « Salut les voyous ! » Philippe Bouvard se demande dans « Le Figaro » : « Quelle différence entre le twist de Vincennes et les discours d'Hitler au Reichstag ? » Edgar Morin, dans « Le Monde « , se livre à une analyse sociologique titrée : « Le temps des yéyé ». L'expression restera. Quant au général de Gaulle, il aura cette réflexion demeurée célèbre : « Ces jeunes ont de l'énergie à revendre. Qu'on leur fasse construire des routes ! »
Le concert de la Nation – 1963
Un vrai mini-Mai 68, cinq ans auparavant. À partir de ce moment-là, naît la déchirure entre les générations. D'un côté, il y a les anciens, ceux qui ont connu la guerre et qui ne pensent qu'au travail, de l'autre, ces jeunes gens nés du baby-boom, qui n'attendent qu'une bonne occasion pour s'amuser. Cette incompréhension ne cessera de s'accentuer au fil des mois et des années

http://matyvanille.skyrock.com/3268072138-Le-concert-de-la-Nation-1963.html

Le magazine Salut les copains atteint 1 million d’exemplaires.

juillet 1963

Edgar Morin baptise les Yéyés

6 juillet 1963

Dans un long texte paru dans le quotidien Le Monde daté des 6, 7 et 8 juillet 1963, Morin scrute la génération des "décagénaires" qu'il baptise "yéyé". Le mot est très certainement la francisation du "yeah yeah" prononcé à chaque fin de phrase par les rockeurs américains, et devient ainsi un clin d’œil à l'essence même du mouvement : la reprise et traduction de singles de pop-rock US.

http://www.lesinrocks.com/2017/12/06/musique/johnny-hallyday-etait-le-fer-de-lance-du-yeye-mais-qui-invente-ce-mot-111018409/

1963, Edgar Morin invente le mot « yéyé ». Face à la déferlante de Johnny et ses amis, au lendemain de la grand-messe organisée le 22 juin 1963 par Daniel Filipacchi à la Nation pour fêter l'anniversaire du magazine Salut les copains – un événement inouï alors, devenu aujourd'hui banal –, le sociologue décide qu'il est temps de prendre le phénomène au sérieux.

Le phénomène ? Rien de moins que, avec un temps de retard sur les États-Unis, l'avènement de la jeunesse comme une classe d'âge à part. Au passage, Edgar Morin s'interroge : comment traduire « teenager » ? Il opte provisoirement pour « décagénaires ».

http://www.lepoint.fr/culture/johnny-l-idole-des-jeunes-edgar-morin-et-le-yeye-06-12-2017-2177761_3.php

début de la conquête spatiale

5 aout 1963

Un premier traité d'interdiction partielle des essais nucléaires est signé à Moscou le 5 août 1963. C'est désormais dans la conquête spatiale, autrement plus pacifique, que va s'exprimer la concurrence entre les systèmes « socialiste » et « capitaliste ». (...)

https://www.herodote.net/Vers_un_nouveau_monde-synthese-2338.php

Lancement de Lui Magazine

novembre 1963

Lui est un magazine masculin de charme créé en novembre 1963 par Daniel Filipacchi et Frank Ténot, avec les bénéfices de Salut les copains.

Sortie de "Mademoiselle Age Tendre"

novembre 1964

Le premier numéro est lancé en 1964. Il s'adresse avant tout aux filles de 15 à 20 ans (la majorité étant jusqu'en 1974 fixée à 21 ans), dites « dans le vent » et se propose comme un véritable catalyseur des adolescentes, à une époque où la société de consommation des Trente Glorieuses ouvre un nouveau créneau et une visibilité aux jeunes gens. En 1962, les moins de 20 ans représentent 33,1 % de la population française, contre 33,5 % en 1968. Selon la SOFRES, à cette dernière date, les adolescents dépensent en moyenne 122,50 francs par an4. Cela passe par une rénovation culturelle, tant musicale (artistes yé-yés), que cinématographique (succès de Brigitte Bardot), technique (invention du microsillon puis du transistor), chimique (développement du maquillage) ou vestimentaire. Il n'y a alors pas de concurrence, sauf celle des journaux militants catholiques ou communistes (Nous les garçons et les filles) ou des magazines pour des femmes plus âgées (Elle – qui domine ces années-là le marché de la presse féminine –, Marie-Claire ou Cosmopolitan).

À la différence du lancement de Salut les copains, celui de Mademoiselle Âge Tendre est réalisé dans une certaine indifférence des publicitaires, qui n'y voient pas une manne financière, du moins jusqu'au très rapide succès du journal – (le deuxième numéro tire en effet à trois fois plus d'exemplaires que le premier5. Le titre joint les termes « Mademoiselle » (cible du journal) à « Âge Tendre » (issu de la chanson Âge tendre et tête de bois de Pierre Delanoë et Gilbert Bécaud, à la suite d'un accord financier). Le numéro coûte 1 franc et 50 centimes. Chantal Goya et France Gall sont promues marraines du magazine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mademoiselle_%C3%82ge_Tendre

Anne-Marie Périer raconte son « Âge tendre ». Le Figaro - 2010-11-13 - CULTURE -. Dans un livre-album racontant Les Années Mlle Age tendre (aux éditions du Layeur), Anne-Marie Périer-Sardou raconte comment, en prenant la tête de ce journal, elle est devenue, à 19 ans, la benjamine des rédacteurs en chef français.
Elle révèle que si Daniel Filipacchi avait décidé de lancer un mensuel pour les jeunes filles, c'est parce qu'il était persuadé que Salut les copains ne durerait pas. Il considérait ce succès comme un phénomène lié à une mode musicale. « Ce n'est pas exactement ce qui s'est passé » ,

https://www.pressreader.com/france/le-figaro/20101113/286169377088981

Le mariage de Johnny et Sylvie

12 avril 1965

Le mariage de Johnny Hallyday, 22 ans, et Sylvie Vartan, 21 ans, le 12 avril 1965 à Loconville, dans l'Oise, souleva l'enthousiasme des fans. Voici le reportage que l'AFP réalisa sur les noces du couple star des yéyés.

http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/12-avril-1965-le-mariage-de-johnny-et-sylvie-raconte-par-l-afp-06-12-2017-2177772_264.php

La photo du siècle de Salut les Copains

12 avril 1966

La photo sera en fait le poster central qui sera publié dans le magazine 47, en juin 1966.
Selon Jean-Marie Périer l’organisation a été difficile, car Daniel Filipacchi le commanditaire voulait que tous les copains soient sur la photo, ce qui a nécessité pas moins de trois semaines de préparation pour pouvoir regrouper tous les artistes. Certains ne sont pas à Paris, il faut louer des voitures et des avions privés. Finalement, le pari est réussi ; tout le monde est là en ce 12 avril 66. Ou presque. Certains n’ont d’ailleurs pas pu venir, tels que Jacques Dutronc, Frank Alamo au service militaire, Pétula Clark retenue aux Etats-Unis et Nino Ferrer arrivé trop tard.

1 Sylvie Vartan, 2 Johnny Hallyday, 3 Jean-Jacques Debout, 4 Hugues Aufray, 5 Catherine Ribeiro, 6 Eddy Mitchell, 7 Danyel Gérard, 8 Claude Ciari des Champions 9 France Gall, 10 Serge Gainsbourg, 11 Frankie Jordan, 12 Michèle Torr, 13 Sheila, 14 Chantal Goya, 15 Dany Logan 16 Michel Paje, 17 Ronnie Bird, 18 Monty, 19 Sophie Hecquet, 20 Noël Deschamps, 21 Jacky Moulière, 22 Annie Philippe, 23 Claude François, 24 Eileen, 25 Guy Mardel, 26 Billy Bridge 27 Michel Berger, 28 Michel Laurent, 29 Nicole des Surfs, 30 Salvatore Adamo, 31 Thierry Vincent, 32 Tiny Yong, 33 Antoine, 34 Françoise Hardy, 35 Benjamin 36 Dick Rivers, 37 Monique des Surfs, 38 Hervé Vilard, 39 Jocelyne ; 40 Dave, 41 Rocky, 42 Coco, 43 Pat (des Surfs), 44 le Petit Prince (avec dans les mains une peluche de Chouchou, la mascotte de Salut les copains), 45 Richard Anthony, 46 Christophe.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Photo_du_si%C3%A8cle#Liste_des_artistes_pr%C3%A9sents_sur_la_photo

Mai 68

mai 1968

https://www.jechantemagazine.net/single-post/2018/05/21/Les-idoles-de-la-chanson-en-Mai-68

Les « idoles de la chanson » et la « révolution » de Mai 68

La femme et la libération sexuelle

Sorti de "Et Dieu… créa la femme" de Roger Vadim

1956

naissance et envol de la mini juppe

1962 - 1965

Devenue un des symboles de la libération de la femme, la minijupe fut l'une des manifestations de l'évolution des mœurs vestimentaires féminines.

La première minijupe est commercialisée en 1962 dans une boutique appelée Bazaar sur King's Road dans le quartier de Chelsea à Londres. Sa créatrice, Mary Quant, était alors une jeune styliste de mode, autodidacte, dont le design était de style Pop et qui répondait bien à l’éclectisme des baby boomers du Royaume-Uni en matière de look

En 1965, Mary Quant met la minijupe dans sa collection, le succès est immédiat auprès des jeunes (en), d'abord comme symbole du Swinging London, très vite ensuite en Europe puis dans le monde occidental, grâce entre autres à Jean Shrimpton.

En janvier 1965, quatre ans après la fondation de sa maison de couture, le couturier français André Courrèges est le premier à se saisir du phénomène en faisant de la minijupe la pièce phare de sa collection printemps-été 1965, dans une version plus futuriste que sa cousine d’outre-Manche. Il présente plusieurs modèles haute couture de mini tenues. Ses minijupes, contrairement à celles de Quant, cessent d'être droites et prennent des ailes sur les côtés pour porter le nom de jupes trapèze.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Minijupe

L’agence Publicis prend le budget de Dim sous sa coupe dès 1963. En 1964 sous les conseils de Marcel Bleustein-Blanchet, le président et fondateur du groupe Publicis, la marque raccourci son nom et devient « Dim ». Grâce à des campagnes publicitaires innovantes, fraîches et sexy11, les collants Dim conquièrent les femmes si bien qu’en 1970, Dim est le deuxième fabricant mondial de collants avec 65 % de son chiffre d'affaires réalisé hors Europe.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dim_(lingerie)

Noëlle Noblecourt est virée parce qu'elle avait montré ses genoux à l'antenne

juin 1964

Noëlle Noblecourt est virée de l'émission Télé Dimanche, officiellement parce qu'elle avait montré ses genoux à l'antenne, en réalité parce qu'elle a refusé de céder aux avances de Raymond MARCILLAC, alors producteur de télévision en vue.

La mixité est définitvement adoptée dans les écoles

1965

Ce n’est qu’en 1965, avec la circulaire du 15 juin, que la mixité devint le «régime normal de l’enseignement primaire»

http://www.slate.fr/story/124812/long-chemin-mixite-recreation

L'épouse peut exercer une activité professionnelle sans l'autorisation de son mari

13 juillet 1965

La femme peut exercer une profession et ouvrir un compte bancaire sans le consentement de leur mari qui n'est plus le « chef de famille ». Auparavant, s’il s’y opposait, l’épouse devait prouver que ce refus masculin n’était pas justifié par l’intérêt de la famille et devait obtenir une mainlevée judiciaire. A partir de cette loi du 13 juillet 1965, chacun des deux époux est libre d’exercer une profession et de choisir le type d’activité qu’il souhaite exercer.

"L'amour avec toi" Michel Polnareff

1966

Michel Polnareff enregistre l'amour avec toi, interdite de diffusion sur les ondes avant 22 heures

http://www.lefigaro.fr/musique/2015/12/22/03006-20151222ARTFIG00021--l-amour-avec-toi-de-michel-polnareff-l-histoire-secrete-d-un-scandale.php

La loi Neuwirth autorise la contraception

28 décembre 1967

sortie de "Je t'aime moi non plus" Gainsbourg/Birkin

février 1969

«Je veux bien aller en prison, mais pas uniquement pour un 45-tours! Retournez à Londres faire un album entier.» Plus de quarante ans après, Jane Birkin se souvient avec tendresse de cette réplique de Meyerstein. Celui-ci avait vu juste. La chanson qu'il s'apprêtait à publier allait devenir la plus scandaleuse de son époque. «Le pape a été notre meilleur attaché de presse», se souvient Jane.

«Nous vivions à l'hôtel de la rue des Beaux-Arts où est mort Oscar Wilde. Il y avait un restaurant très chic, en bas, où Serge a passé le disque. Lorsqu'il a vu les fourchettes qui restaient en l'air, il s'est retourné en me disant: “Nous tenons un tube”.»

Jane Birkin démarre vraiment sa carrière de chanteuse avec Je t'aime, moi non plus. Lorsqu'elle le fait écouter à ses parents, avant la commercialisation du 45-tours, elle veille à lever l'aiguille de la platine sur les passages les plus explicites. «Ma mère a trouvé que c'était une jolie mélodie, et mon père m'a défendue lorsque le scandale a pris des proportions énormes.»

Moins d'un an après mai 1968, la chanson fait l'effet d'une bombe. Le label Philips refuse de la commercialiser, les radios de la diffuser (à l'exception de José Artur, dans son «Pop Club» sur France Inter), tout comme la télévision. C'est au circuit des boîtes de nuit que Je t'aime, moi non plus devra son ascension spectaculaire dans les classements.

http://www.lefigaro.fr/musique/2016/03/02/03006-20160302ARTFIG00028-l-histoire-secrete-de-je-t-aime-moi-non-plus-de-gainsbourg-et-birkin.php

Lorsque le titre sort en 1969, un journaliste demande : « Quel est le meilleur agent de publicité ? », Gainsbourg répond : « Sans conteste le Vatican ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_t%27aime%E2%80%A6_moi_non_plus

https://books.google.fr/books?id=DX84DwAAQBAJ&pg=PT160&lpg=PT160&dq=Meyerstein+je+t%27aime&source=bl&ots=3LyCqtYj38&sig=chIAqd9ACokJNJuBuRvFXT8WuLA&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwj37qSsiq3YAhXEWhQKHas_DsQQ6AEIYjAH#v=onepage&q=Meyerstein%20je%20t'aime&f=false

Mouvements musicaux

Rock'n'Roll

1954 - 1959

Bill Haley, Elvis Presley, Gene Vincent, Chuck Berry, Little Richard, Buddy Holly...

https://en.wikipedia.org/wiki/Rock_and_roll

Rock instrumental

1955 - 1963

Tornados, Shadows, Booker T & the MG's...

until 1963 when Beatlemania arrived combined with DJ indifference to non-vocal singles.

https://en.wikipedia.org/wiki/Instrumental_rock

Twist

1960 - 1964

"The Twist" by Chubby Checker (No. 1, 1960; No. 1, 1962)

"Twist and Shout" by the Beatles (No. 2, 1964)

https://en.wikipedia.org/wiki/Twist_(dance)

Madison

1962 - 1964

En France, on a commencé à danser le madison durant l'été 1962 alors que les États-Unis le dansent déjà depuis 1960. Il y a d'ailleurs une séquence de madison assez longue dans le film West Side Story (réalisé par Robert Wise en 1961) et ce film a naturellement participé à la diffusion de cette danse en France.

À l'époque, les disques comportaient au dos de la pochette un synoptique résumant les pas du madison. Ainsi, pas besoin de prendre des cours pour se débrouiller lors de soirées dansantes. Tous les artistes en vogue du moment ont sorti leur titre « madison » (et en particulier en France ceux de la maison de disques Barclay), surfant ainsi sur la vague de popularité. Néanmoins, il faut avouer que certains titres sortent sous une étiquette « madison » et ne sont ni plus ni moins que des rock 'n' roll.
http://lesanneesyeye1960.skyrock.com/2055858159-LES-ANNEES-YEYE-1960-LE-MADISON.html

In a famous sequence in Jean-Luc Godard's 1964 film Bande à part (Band of Outsiders), the main characters engage in a dance, which is not named in the film, but which the actors later referred to as the "Madison dance".[10] The music and choreography are, however, unrelated to the Madison.

https://en.wikipedia.org/wiki/Madison_(dance)

Surf

1962 - 1964

Beach Boys, Dick Dale, the Tornadoes...
https://en.wikipedia.org/wiki/Surf_music

Beatlemania

septembre 1963 - 1967

rock psychédélique

1964 - Approx. 1974

Jerk

1965 - 1968

Dans la seconde moitié des années soixante le jerk arrive en France. Des titres comme Qui est "in" qui est "out", Harley Davidson de Serge Gainsbourg, Les Cactus de Jacques Dutronc, Chante de Ronnie Bird, Inventaire 66 de Michel Delpech, Sept heures du matin de Jacqueline Taïeb, Ça c'est le jerk des Rois du jerk sont représentatifs du genre.

En 1968, le titre Requiem pour un con de Serge Gainsbourg apparait dans le film Le Pacha de Georges Lautner.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jerk_(danse)

Daniel Filipacchi

Daniel rencontre Sondra Peterson

26 juin 1957

Oncle Dan p. 149

Ceci n'est pas une autobiographie p.198

Daniel découvre à Harlem l'émission black "life begins at midnight"

1958

Daniel rencontre Johnny

mars 1960

"Un peu par esprit de contradiction, bxp par amitié pour Jacques Wolfsohn, je pris immédiatement cette chanson (t'aimer follement) comme chouchou de l'émission, c'est à dire qu'elle passa deux fois par jours pendant une semaine.

Daniel propose de racheter son magazine Disco-revue à Jean-Claude Berthon

juin 1962

Le premier magazine spécifiquement consacré aux « idoles » est Disco Revue, lancée le 28 septembre 1961. Les seules stars non musicales placées en couverture sont Brigitte Bardot et James Dean. Chaque numéro prodigue de nombreuses photos en pleine page et des posters gratuits à détacher. En 1962, Daniel Filippacchi invite le créateur de Disco Revue, Jean-Claude Berthon, à parler de son magazine au micro de « Salut les copains » (Europe n°1). Il lui propose de racheter son magazine, et face à son refus, crée Salut les Copains. Après avoir fait leurs armes avec l’association entre Jazz Magazine et l’émission « Pour ceux qui aiment le jazz », et face à la reprise de cette formule par quelques concurrents du yéyé 5, Frank Ténot et Daniel Filipacchi en systématisent le principe : l’émission est consacrée à la diffusion et la discussion des disques, et le magazine est exclusivement centré sur la vie des stars correspondantes (avec la disparition des chroniques de disques). Les chanteurs occupent 85% des articles en 1964, et 88,6% en 1968. L’accent est aussi délibérément appuyé sur leurs vies privées et sur leurs photos.

http://www.plaisirsdujazz.fr/chapitre-quatre-sommaire/lappel-du-rock-les-intermediaires-du-jazz-investissent-les-varietes-juveniles-ca-1960/

Maurice Siegel, le directeur d'Europe 1 lui reproche d'avoir monté un magazine au nom de l'émission

Aout 1962

Oncle Dan p.188, p.189

Sylvain Florian et Maurice Siegel directeur d’europe leur reproche d’avoir sorti un magazine avec le nom de l’émission, malgré leur autorisation, un accord fini par être trouvé

Johnny Hallyday

Johnny découvre Elvis au cinéma

1957

Jusqu’au jour où il découvre Elvis Presley, toujours au cinéma du quartier. Ce jour où Jean-Philippe devient Johnny. Le film s’appelle Loving You. « J’étais déçu au début, je voulais voir un western. Et quand il s’est mis à chanter Hound Dog, là j’ai compris. Les filles dans la salle criaient en le voyant. Je suis revenu le lendemain et le jour d’après. Je voulais faire Elvis, je voulais faire James Dean, et je suis devenu moi. »

https://www.dailyneuvieme.com/Johnny-raconte-son-enfance-dans-le-Neuvieme_a2822.html

Johnny joue avec Dutronc

1957

Mais à 14 ans, le jeune Jean-Philippe rêve de devenir acteur. Accompagné de Jacques Dutronc à la guitare, il chante dans des bals ou au dancing du Moulin-Rouge pour se payer des cours de comédie. Il est un habitué des cinémas de quartier et notamment de l’Atomic Pigalle. « Je payais un franc trente et je restais de quatorze heures à minuit. Je voyais tout. Mon premier choc cinématographique, ça a été Sur les quais avec Brando. »

https://www.dailyneuvieme.com/Johnny-raconte-son-enfance-dans-le-Neuvieme_a2822.html

Johnny rencontre Eddy Mitchell

1958

Eddy MITCHELL s’appelle encore Claude Moine (16 ans) lorsqu’il rencontre Johnny (15 ans) pour la première fois. Une première qui aurait pu tourner court car Johnny à la fin d’une surprise party chaparde quelques disques à Eddy. Avec déjà un sens aigu de la dérision et devant les artistes choisis, il conclut d’un « il a bon goût le small » qui marque le début d’une longue amitié dans le spectacle comme dans la vie privée.

http://www.mitchell-city.com/eddyandjohnny/eddyandjohnny.htm

Johnny raconte sa première rencontre – explosive ! - avec son plus fidèle copain, Claude Moine, le futur Eddy Mitchell. « On s’est battu comme des fous parce que je lui avais piqué des vinyles à une surprise-partie. Une bonne bagarre, ça crée des liens. »

Les deux adolescents écoutent des disques américains pendant des heures. « On fredonnait des chansons. […] Comment s’imaginer que les deux ados que nous étions, un jour, deviendraient Johnny Hallyday et Eddy Mitchell aux yeux des gens ? »

https://www.dailyneuvieme.com/Johnny-raconte-son-enfance-dans-le-Neuvieme_a2822.html

concert de Bill Haley

14 octobre 1958

Comme pour donner raison à ses détracteurs, le 14 octobre, le rock manque sa première grande prestation parisienne. Bill Haley et ses Comètes sont à l’Olympia, l’ancienne salle de cinéma du boulevard des Capucines. Des bagarres éclatent entre des bandes rivales de jeunes, « venues de la périphérie », précise la presse, puis avec les forces de l’ordre. Bill Haley parvient à aller au bout de son concert, mais Bruno Coquatrix, le propriétaire du music-hall, hésite à maintenir celui prévu le lendemain. Lequel aura bien lieu, au vif plaisir de Jean-Philippe, présent dans la salle ; peut-être moins de celui d’Hélène, qui a tenu à accompagner son neveu.

https://www.chapitre.com/BOOK/boggio-philippe/johnny-la-legende-les-verites,22126371.aspx

Johnny rencontre Long Chris

1959

Sur la glace, Jean-Philippe a fait quelques pas en compagnie d’une fille. Quand il repart, il est tout de suite entouré par un groupe de jeunes mâles. La fille, elle, a disparu. Le chef de la bande a des vues sur la demoiselle. Commence la danse des coups. Un garçon vient porter secours à Jean-Philippe. Ils se sont rencontrés à la patinoire, une demi-heure plus tôt. Christian Blondieau, dit Long Chris, car il est très grand, mais qu’on appelle Elvis parce qu’il porte ce prénom cousu sur le dos de son blouson, a persuadé un peu plus tôt le préposé à la musique d’ambiance de passer le 45-tours qu’il avait avec lui. All Shook up. Elvis Presley. Un grand blond, juste à côté de lui, s’est mis à chanter les paroles à tue-tête. Elvis et Jean-Philippe se sont salués. Reconnus.

Une fois soignés et pansés par Hélène, les deux garçons, autour du lit de Jean-Philippe, deviennent amis par-dessus une pile d’albums de rock et la guitare électrique. Ils ne vont plus se quitter. Long Chris gagne un peu d’argent comme étalagiste dans le quartier de l’Opéra. Il a des dons multiples, de décorateur, de costumier, d’antiquaire, mais seule compte la musique de Nashville et de Memphis. Il va devenir sur-le-champ l’un des paroliers, l’un des compositeurs du jeune chanteur. Son conseiller en rock.

https://www.chapitre.com/BOOK/boggio-philippe/johnny-la-legende-les-verites,22126371.aspx

Pour répondre à la question de Jean Philippe USA , Johnny et Long Chris se sont rencontés non au Golf Druot mais à la patinoire Saint Didier près de la place de l'Etoîle en 1959 .
Le hasard a voulu qu'ils fredonnaient ensemble " All Shook Up" de Presley que personne ne connaissait .
Long Chris raconte que la France de cette époque là était peu enclin à la musique américaine , Elvis était peu connu .
Les disques de Bill Haley et autres étaient peu disponibles .
C'est par Lee Hallyday que Johnny a pu découvrir ces disques d'où après l'évolution qu'il a apportée à la chanson française .

http://johnnyhallydayleweb.forumpro.fr/t8815-johnny-long-chris-et-elvis-presley

Gene Vincent à L'Olympia

15 décembre 1959

Révélation. Après avoir imité Elvis devant sa glace, Johnny se rend pour la première fois à l'Olympia au concert du rocker Gene Vincent en 1959. Très intimidé, il assiste à la performance au côté de sa tante Hélène Mar, soixante et onze ans, qui le chaperonne toujours. "Je suis sûre que tu peux faire aussi bien que ce garçon", décrète-t-elle, confiante, à l'issue du concert. Quelques mois plus tard, elle signe en son nom son premier contrat.

http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/les-dix-secrets-de-johnny-hallyday-14-06-2012-1473430_264.php

15 décembre 1959 Olympia de Gene Vincent
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_concerts_de_Gene_Vincent_en_France

Paris Cocktail

30 décembre 1959

Durant l’année 1959, après un essai un peu écourté à l’Orée du bois, la tante Hélène, encore elle, demande au patron du Robinson si le petit peut chanter à un bal situé à coté du Moulin Rouge. Il profite de l’orchestre du Robinson et de son premier guitariste et ami Philippe DUVAL pour faire danser les gens sur le répertoire d’Elvis. Encouragé par ce succès, le 30 décembre 1959, l’histoire s’accélère. Johnny figure parmi les invités de l’émission de radio PARIS-COCKTAIL au Marcadet Palace. Le jeune homme envoie ses deux titres fétiches (Tutti-frutti et Let’s have a party). Dans la salle il y a les copains de la Trinité et aussi JIL et JAN les auteurs compositeurs de Colette RENARD qui dirigent l’émission.
« Bravo jeune homme ! Avez-vous un imprésario ? Voudriez-vous enregistrer un disque ? »

JIL et JAN ne sont pas du genre à traîner. Ils emmènent rapidement Johnny chez Jacques WOLFSON, directeur artistique chez VOGUE.

« On enregistre la semaine prochaine »

Le contrat est signé le 16 Janvier 1960 par sa tante se déclarant tutrice légale de l’enfant (contrat qui sera attaqué plus tard en justice, car c’est Léon qui aurait dû signer et non pas Hélène).

Ce premier disque présente quatre titres :

T’aimer follement / J’étais fou / Oh oh baby / Laisse les filles. (EPL 7750)

http://www.mitchell-city.com/eddyandjohnny/eddyandjohnny.htm

Premier contrat

16 Janvier 1960

Le contrat est signé le 16 Janvier 1960 par sa tante se déclarant tutrice légale de l’enfant (contrat qui sera attaqué plus tard en justice, car c’est Léon qui aurait dû signer et non pas Hélène).

Ce premier disque présente quatre titres :

T’aimer follement / J’étais fou / Oh oh baby / Laisse les filles. (EPL 7750)

Un maquettiste distrait apporte involontairement la touche finale en remplaçant le I de HALLIDAY par un Y.

Il est enregistré le 12 Février 1960 et sort dans les bacs le 14 Mars.
Il passe en boucle sur le juke-box du Golf mais les radios se montrent un peu frileuses pour l’instant. Même Lucien MORISSE, directeur des programmes d’EUROPE N°1 le casse en direct en déclarant « c’est la première et dernière fois que vous entendez ce chanteur ! ». Tout le monde peut se tromper.
http://www.mitchell-city.com/eddyandjohnny/eddyandjohnny.htm

Enregistrement du premier disque "T'aimer follement"

12 février 1960

Le contrat est signé le 16 Janvier 1960 par sa tante se déclarant tutrice légale de l’enfant (contrat qui sera attaqué plus tard en justice, car c’est Léon qui aurait dû signer et non pas Hélène).

Ce premier disque présente quatre titres :

T’aimer follement / J’étais fou / Oh oh baby / Laisse les filles. (EPL 7750)

Un maquettiste distrait apporte involontairement la touche finale en remplaçant le I de HALLIDAY par un Y.

Il est enregistré le 12 Février 1960 et sort dans les bacs le 14 Mars.
Il passe en boucle sur le juke-box du Golf mais les radios se montrent un peu frileuses pour l’instant. Même Lucien MORISSE, directeur des programmes d’EUROPE N°1 le casse en direct en déclarant « c’est la première et dernière fois que vous entendez ce chanteur ! ». Tout le monde peut se tromper.
http://www.mitchell-city.com/eddyandjohnny/eddyandjohnny.htm

De la bande dite du square de La Trinité, à Paris, groupe de jeunes à laquelle appartenait Hadi, Johnny a été le premier, à 16 ans, à passer une audition à Villetaneuse et à décrocher un contrat, puis un tube, « Souvenirs, souvenirs ». « On s'est dit que ça allait nous porter chance et on a passé à notre tour une audition avec Dutronc. On voulait tous Vogue, c'est là qu'il fallait être. Nous sommes allés en bus à Villetaneuse, avec nos amplis bricolés dans les transistors de nos parents. C'était notre première sortie en banlieue et ça a nous a paru le bout du monde. »

http://www.leparisien.fr/abo-seine-saint-denis/le-bassiste-de-dutronc-raconte-l-age-d-or-07-05-2010-912474.php

Johnny rencontre Filipacchi à l'âge de 17 ans

mars 1960

Ceci n'est pas une autobiographie, p. 289.
"Un peu par esprit de contradiction, bxp par amitié pour Jacques Wolfsohn, je pris immédiatement cette chanson (t'aimer follement) comme chouchou de l'émission, c'est à dire qu'elle passa deux fois par jours pendant une semaine.

Première télé de Johnny avec Line Renaud

18 avril 1960

Première télé de Johnny HALLYDAY ce lundi de Pâques 18 avril 1960 invité de secours à l'émission d' Aimée MORTIMER " A l' Ecole des Vedettes " .

http://www.amourdurocknroll.fr/pages/johnny_hallyday_alhambra_1960.html

Johnny a été appelé en catastrophe"
À l'origine, Line Renaud devait parrainer un danseur qui a annulé sa participation le jour-même. "Au dernier moment, elle [Line Renaud] s'est retrouvée sans filleul. Johnny a été appelé en catastrophe. Il avait rencontré Aimée Mortimer trois jours plus tôt par le biais de son agent qui cherchait désespérément à le faire passer à la télévision. En fait, Johnny Hallyday a plus ou moins été imposé à Line Renaud", s'amuse l'écrivain Frédéric Quinonero.

https://www.lexpress.fr/culture/musique/video-18-avril-1960-le-jour-ou-la-france-decouvre-johnny-hallyday_1964052.html

La carrière de Johnny Hallyday est officiellement lancée. "L'émission le révèle au grand public. En 1960, il n'y a qu'une chaîne de télévision, sa prestation est vue par un nombre considérable de personnes. Le lendemain de la diffusion, Johnny Hallyday raconte avoir entendu des jeunes chanter sa chanson à la sortie du métro", poursuit le biographe qui rappelle que le jeune chanteur n'aurait jamais dû participer au programme.
https://www.lexpress.fr/culture/musique/video-18-avril-1960-le-jour-ou-la-france-decouvre-johnny-hallyday_1964052.html

http://www.amourdurocknroll.fr/pages/johnny_hallyday_alhambra_1960.html

Tournée sur la côte d'Azur - Juan les Pins...

juin 1960 - Aout 1960

En attendant (l'Alhambra) Johnny se rode dans le sud : 45 représentations sur la côte d'Azur. Terrassé par une angine rouge (ou une diphtérie, mais n'est-ce pas une tuberculose ?), Johnny peut mesurer sa popularité lorsqu'il reçoit la médiatique visite de Léon Cabat, grand patron de Vogue, et de madame, qui lui apportent à l'hôpital un pyjama qui sera défalqué de ses royalties à la fin de l'année. Petit coup de pub qui lui fait comprendre qu'il est un espoir. Johnny garde encore le souvenir amer de cette humiliation.

https://books.google.fr/books?id=z4-NruYRVXQC&pg=PT49&lpg=PT49&dq=lucien+morisse+disque+johnny+dalida&source=bl&ots=w-WhNkcarx&sig=mimtWNKWaFA3XThViObkNPc5ADI&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwjG-ruKyqrYAhVCchQKHSofA6QQ6AEIcDAO#v=onepage&q=lucien%20morisse%20disque%20johnny%20dalida&f=false

Sortie du deuxième disque "Souvenirs souvenirs"

3 juin 1960

Le 3 Juin, sortie du deuxième disque 4 titres (EPL 7755) avec :

Souvenirs souvenirs / Pourquoi cet amour / Je cherche une fille / J’suis mordu.

http://www.mitchell-city.com/eddyandjohnny/eddyandjohnny.htm

Johnny chante à l'Alhambra

20 septembre 1960 - 4 novembre 1960

Durant trois semaines, à partir du 20 septembre 1960, il chante en vedette américaine de ... Raymond Devos ! Johnny se roule par terre tout en chantant et jouant de la guitare. Cette mise en scène est issue du hasard. En chahutant lors des répétitions, Johnny tombe par terre. Lee, le petit ami de sa cousine Desta, trouve cela formidable : voilà les débuts de son gimmick de mise en scène et ce pourquoi on l'appellera “le chanteur qui se roule par terre”. Le public est divisé. Les plus jeunes sont très enthousiastes et le font bruyamment savoir. Leurs aînés font également savoir leur indignement en huant le jeune artiste. La direction veut alors remercier le jeune Hallyday. Raymond Devos prend sa défense et menace de partir s’ils virent Johnny ... Qui ira donc au terme de son engagement.

https://www.clippcity.com/article/art-culture/johnny-hallyday-fait-la-premiere-partie-de-raymond-devos#

http://www.amourdurocknroll.fr/pages/johnny_hallyday_alhambra_1960.html

Johnny HALLYDAY " Le Jeune Prince du Rock and Roll " est à l'affiche de l' ALHAMBRA Maurice Chevalier du 16 Septembre au 4 Octobre 1960 , au programme de Raymond DEVOS . ( Déjà 50 ans ! ! ! Que le temps passe vite ! )

Alcazar à Marseille et rapprochement avec la pègre

novembre 1960

Johnny devient un intime du « parrain », il le dit lui-même à Bernard Violet, auteur d’une biographie fouillée sur le chanteur, qui lui a accordé des entretiens :

« Lorsque j’allais chez lui, au premier étage, et qu’il était là, j’avais l’impression de me retrouver dans une scène du Parrain. Il y avait tous ses hommes, tout son staff là autour de la table. Il me disait "ah, petit, viens donc ici, fais-moi un bisou. Tu vas bien ? Tu veux boire quoi ? ... Va boire un Coca là-bas. On discute entre hommes et je te vois après !" Je me retrouvais vraiment au cœur d’un film policier ! »

Voici ce qu’écrit Bernard Violet après cette anecdote :

« Bref, Mémé va le prendre sous sa protection. Laquelle vaut tout autant qu’une bonne police d’assurance. »

« Un jour il m’a dit : "tu es comme mon fils, petit. Tu as n’importe quel ennui, tu m’appelles tout de suite, il n’y aura jamais de problème." Et c’est vrai que je rencontrais parfois des problèmes. Lorsque vous débutez dans ce métier, il y a toujours des mecs louches qui tournent autour de vous. Alors j’allais voir Mémé pour lui dire : "Voilà, il se passe tel truc, ils me demandent de l’argent, sinon on ne peut pas jouer." Il m’écoutait attentivement et me disait : "Tinquiète pas, petit, je m’en occupe." »

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Un-jour-en-France-mercredi-6-decembre-2017-48823.html

Comment vous appelaient-ils ?
Johnny Hallyday : Ils m'appelaient Jojo.

Pourtant, vous n'aimez pas qu'on vous appelle Jojo...
Johnny Hallyday : Oui mais à eux, on ne pouvait pas trop le dire ! Mais avec moi, ils ont toujours été très corrects. Il ne faut pas leur demander de service, parce qu'après, vous leur en devez un. Il faut savoir ça, c'est la règle du Milieu. C'est pourquoi nous étions amis mais ça s'arrêtait là, ils ne m'aidaient pas.

Vous tirez très bien dans le film de Johnny To. Est-ce que vous vous êtes déjà fait tirer dessus, au cours de cette vie palpitante ?
Johnny Hallyday : Oui. Je ne sais pas par qui. C'était à la sortie d'un restaurant. J'ai appelé Robert le Noir et on n'en a plus jamais entendu parler.

Ça fait quoi de se faire tirer dessus ?
Johnny Hallyday : Ça fait un drôle d'effet, vous entendez un sifflement et vous voyez un bout de porte qui saute à côté de vous quand vous sortez du resto. Ça fait une drôle d'impression.

Le chanteur donne son premier concert à Marseille à l'Alcazar, en novembre 1960, alors qu'il n'a que 17 ans. Protégé par Mémé Guerini, Johnny était également proche de Robert le Noir. Sam Bernett raconte notamment une anecdote : dans les années 1970, arrivant à l'hôtel Noailles, Sylvie Vartan qui l'accompagnait découvre la disparition de ses bijoux. Après un simple coup de fil à Robert le Noir, le trésor est retrouvé... sauf une bague. "Un pourboire" pour celui qui les aura retrouvé, explique Robert le Noir.

http://www.laprovence.com/article/societe/4740959/johnny-hallyday-meme-guerini-cetait-un-peu-mon-parrain.html

La frénésie

1961 - 8 mai 1964

Pourquoi cette frénésie des débuts ?
Johnny Hallyday: Quand j'ai commencé, j'ai lu dans la presse que je ne durerais pas plus longtemps qu'un été. J'avais donc le sentiment qu'il fallait en profiter. Du coup, j'étais en tournée neuf mois sur douze. Les trois mois restant (novembre-décembre-janvier), j'enregistrais trois 33 Tours, soit une trentaine de chansons, que la maison de disques sortait au cours de l'année. Je travaillais presque douze mois sur douze. Jamais, je n'aurais imaginé que cinquante ans plus tard, je serais toujours en train de faire ce métier. J'ai toujours vécu la vie au jour le jour. Au départ, je voulais être acteur. J'avais suivi des cours d'art dramatique au centre de la rue Blanche. Et si j'ai commencé à chanter dans des bals le samedi soir, c'était pour payer ces cours. Puis, j'ai fait mon premier disque et ma route a un petit peu dévié.

https://www.lexpress.fr/culture/cinema/salaud-on-t-aime-claude-lelouch-et-johnny-hallyday-survivants_1504730.html

Il semble pourtant que Vogue ne parie guère sur la longévité de son protégé, ou de la musique jeune en général. 31 octobre ...

https://books.google.fr/books?id=z4-NruYRVXQC&pg=PT55&lpg=PT55&dq=il+semble+pourtant+que+vogue+ne+pari+gu%C3%A8re+sur+la+long%C3%A9vit%C3%A9&source=bl&ots=w-WhOgj3mt&sig=US1BXPfxLYYnQLdcPVR48EJ_e5M&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwjuqujuwKzYAhVFWBQKHU8sDCAQ6AEIKTAA#v=onepage&q=il%20semble%20pourtant%20que%20vogue%20ne%20pari%20gu%C3%A8re%20sur%20la%20long%C3%A9vit%C3%A9&f=false

tournage de les Parisiennes, johnny tombe amoureux de Catherine Deneuve, mais Roger Vadim l'emporte

1961

Premier festival rock au Palais des Sports

24 février 1961

Le 24 février 1961 se tient le premier Festival rock au Palais des Sports. À l'affiche : les Chaussettes Noires, Johnny Hallyday et Frankie Jordan

http://www.allyouneed.free.fr/chanson%20idoles_index.htm

La guerre des contrats Vogue, Barclay, Philips

Approx. 15 juin 1961 - Approx. 15 Juillet 1961

La guerre des contrats que vont se livrer Vogue, Barclay et Philips, entre mi-juin et mi-juillet 1961, pour faire signer dans leur écurie le jeune Johnny Hallyday, rocker au potentiel énorme, est tellement...

Toute l'histoire ici : https://books.google.fr/books?id=ly4_DwAAQBAJ&pg=PT76&lpg=PT76&dq=johnny+l%27affaire+du+contrat+h%C3%A9l%C3%A8ne+mar&source=bl&ots=TteRBezlTd&sig=lk57HuBaTTcrrwxPRrqP_wVSAwY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjK586G5avbAhXDuhQKHRfgBC8Q6AEIZDAH#v=onepage&q=johnny%20l'affaire%20du%20contrat%20h%C3%A9l%C3%A8ne%20mar&f=false

1er Olympia, 61

septembre 1961

C’est toujours dans le neuvième que Johnny connaît son premier triomphe : l’Olympia, boulevard des Capucines, en 1961. Johnny a 18 ans. « Je me revois sous la pluie, gamin qui courait, libre, insouciant, effrayé. » Un gamin du neuvième.
https://www.dailyneuvieme.com/Johnny-raconte-son-enfance-dans-le-Neuvieme_a2822.html

Quand il s'agit d'évoquer sa musique, le ton est moqueur, souvent. Comme cet article de Philippe Bouvard, ressorti essoré du concert donné à l'Olympia le 21 septembre 1961. La carrière du chanteur, véritable icône de la chanson française, sera un sacré pied de nez à ses premiers détracteurs.

http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2017/12/06/26010-20171206ARTFIG00013-johnny-hallyday-ses-debuts-explosifs-a-l-olympia-en-1961.php

Tournage du scopitone "L'idole des jeunes"

1962

Claude Lelouch: Ce jour-là, il est arrivé avec trois heures de retard !

Johnny Hallyday: C'était une époque où je n'étais pas très précis.

Claude Lelouch: J'avais prévu une mise en scène de jour et, quand il est arrivé, il faisait nuit. Comme je ne pouvais plus me servir du décor, j'ai décidé de le mettre sous la pluie ! Encore une fois, la contrainte sollicite l'imagination. J'ai fabriqué mon esthétisme avec les scopitones. Cela a été une grande école. C'est là que j'ai pris conscience de l'importance de la musique au cinéma.

https://www.lexpress.fr/culture/cinema/salaud-on-t-aime-claude-lelouch-et-johnny-hallyday-survivants_1504730.html

2ème Olympia, 62 visite des Beatles

25 octobre 1962 - 12 novembre 1962

Beatles. En 1962, quatre jeunes Anglais font le pied de grue pour croiser cette star française qui affole la jeunesse. Ils ont appris qu'il recherchait des musiciens, pourquoi pas eux qui accompagnent déjà Tony Sheridan ? Les Beatles attendent la star dans leur bus Volkswagen, à la sortie de l'Olympia, et lui proposent leurs services. Johnny refuse : c'est trop tard, il a déjà d'autres projets.

http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/les-dix-secrets-de-johnny-hallyday-14-06-2012-1473430_264.php

dates Olympia 62
https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectacles_de_Johnny_Hallyday#Olympia_1962

Service militaire

8 mai 1964 - 20 aout 1965

Le service national attend le « fiancé » et Johnny Hallyday, le 8 mai 1964 est incorporé, pour dix-huit mois, au 43e régiment d'infanterie de marine d'Offenbourg. Sylvie Vartan désapprouve : « Si cela n'avait tenu qu'à moi, Johnny ne serait pas parti. (..) C'est une perte de temps. Pourquoi couper ainsi les garçons de leurs études, de leur métier, de leur famille ? »7.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Vartan_et_Johnny_Hallyday

Johnny enregistre "le pénitencier" et revêt l'habit viril du combattant meurtri et enchaîné

juin 1964

Le succès de " Le Pénitencier " réside pour beaucoup dans la géniale adaptation du texte en Français, confiée à l’époque à Hugues Aufray. En exclusivité pour nostalgie.Fr, l'interprète de " Santiano" nous conte l’histoire de cette grande chanson.

1964, c’est l’année de tous les dangers pour Johnny Hallyday. Après 3 ans de succès ininterrompu et une dernière tournée rock’n’roll comme jamais avec Joey & the Showmen, l’idole doit partir sous les drapeaux.

Certes Johnny Hallyday obtient de pouvoir poursuivre ses enregistrements pour Phillips, le temps de quelques permissions, mais dans un monde yéyé où chaque mode se renouvelle tous les six mois, l’aventure reste périlleuse.

De plus, l’armée a fort bien compris l’intérêt en terme d’image qu’elle pouvait tirer de l’incorporation du soldat le plus célèbre de France, à l'instar d'Elvis Presley aux Etats-Unis.
La guerre d’Algérie s’est terminée à peine deux ans plus tôt. De fait, Johnny Hallyday se comporte en soldat modèle. Au risque d’écorner son image de rebelle ?

Comment alors donner au public le reflet d’un chanteur retenu loin de ses fans sans froisser la grande muette ? Sans déchirer cette image de bon garçon qui commence à lui attirer un public plus large encore ? Le salut va venir d’une chanson mythique, « Le Pénitencier », un titre phare de la carrière de l’idole. C’est à Hugues Aufray que l’on doit ce tour de force. Car, à la base, rien ne semblait promettre cette adaptation d’un traditionnel du folklore américain à un tel destin.

De « The House of the Rising Sun » au « Pénitencier »

En effet, « The House of the Rising Sun » qui triomphe en version électrique à l’été 64 interprétée par les Animals, raconte l’histoire d’une jeune fille de la Nouvelle Orléans dont la mère coud des blue jeans, le père est alcoolique et le frère est accroc à la cocaïne. Pour échapper à son destin, elle exerce à « La Maison du Soleil Levant », un bordel de la nouvelle Orléans.
Bob Dylan l’a chantée sur son premier album et les Animals d’Eric Burdon ont déjà édulcoré le texte.

A l’époque où tous les Yéyés recyclent le répertoire rock américain, Hugues Aufray est le spécialiste de l’adaptation du répertoire folk en France. Il est le premier à s’intéresser à un Bob Dylan.

« Je connaissais Carlos, à l’époque secrétaire de Johnny Hallyday, depuis l’âge de 15 ans. C’est lui qui m’a écrit pour me dire que Johnny Hallyday souhaitait adapter le tube des Animals en Français, et qu’il me demandait d’en assurer la traduction », confie Hugues Aufray à Nostalgie.fr.
Le folkeur français a fait la première partie de l’idole des jeunes à l’Olympia au printemps 1964. Il est la seule vedette à lui rendre visite dans sa caserne en Allemagne.

Le coup de génie d'Hugues Aufray

Hugues Aufray reçoit la lettre alors qu’il est en tournée en Suisse. « J’étais dans un hôtel de Genève, le Rochemont, se souvient-il. Un palace à l’ancienne. Evidemment, quand j’ai reçu la lettre, le texte était à rendre pour le lendemain ou quasi. Mais moi je suis un laborieux, il me faut du temps. »

Par chance, le french troubadour a emmené en tournée sa collaboratrice habituelle, Vline Buggy.
« On travaillait souvent sur de nouveaux titres durant les tournées. On s’est donc attelé immédiatement à la tâche. Mot à mot le texte était intraduisible. On a essayé d’en garder le fond, mais ça n’allait pas. Cette histoire de prostitution ne collait pas au Johnny de l’époque. »

Après une nuit de travail, les auteurs ne trouvent pas la solution. C’est le lendemain, qu’Hugues va avoir l’idée de génie. « J’ai décidé de faire de Johnny un jeune marginal, un peu rebelle mais sympathique. » L’histoire d’un jeune garçon que quelques méfaits contraignent à abandonner fiancée et mère éplorées pour rejoindre la prison, ou plutôt le Pénitencier, terme plus imagé qui contribue à situer l’histoire hors du temps.

Le personnage de James Dean et « La Fureur de Vivre » sont là, entre les lignes.
« Les chansons de Johnny étaient jusqu’alors des histoires de surprise party, des bluettes yéyé. Pour la première fois il incarnait un personnage social. Cela lui donnait une identité différente. »

Un nouveau Johnny Hallyday est né

Pour la première fois aussi - géniale trouvaille d’Hugues Aufray - Johnny Hallyday revêt l’habit viril du combattant meurtri et enchaîné,

http://www.nostalgie.fr/artistes/johnny-hallyday/actualites/l-histoire-d-une-chanson-le-penitencier-johnny-hallyday-301686

Au delà des ventes et des classements, la chanson Le pénitencier marque un tournant artistique important dans la carrière de Johnny Hallyday. Désormais les thèmes abordés se feront plus matures, exits les chants pour surprises-parties, les twists et autres madisons, les copains et les filles ; à quelques mois de son mariage avec Sylvie Vartan, la désinvolture des années yéyés est révolue et à l'heure de la maturité, Le pénitencier est la première « chanson adulte » du chanteur alors âgé de 21 ans et qui affiche quatre années de carrière et de succès ininterrompus. Daniel Lesueur considère qu'il est probable que l'année 1964 soit celle où, de toute sa carrière, Johnny Hallyday fut au sommet de son succès.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_P%C3%A9nitencier

Johnny revoit son Père... pour quelques photos.

1965

"On m'a dit : "Allez à l'entrée de la caserne, votre père est là." [...] c'était un ordre, j'y vais. Je vois un bonhomme que je ne connaissais pas qui se jette sur moi, m'enlace, me sort un ours en peluche de son manteau. Et là, une nuée de photographes prennent des photos. J'ai su le lendemain que mon père s'était fait payer par des paparazzis pour venir faire ça. Double déception de ma vie. Ça m'a secoué."
https://www.telestar.fr/people/johnny-hallyday-ses-relations-douloureuses-avec-leon-son-pere-318109

Un matin, un sergent vient voir le soldat Smet: Votre père vous attend devant l'entrée principale.Son père, Johnny ne le connaît pas.Tout ce qu'il sait de lui, c'est qu'il l'a abandonné lorsqu'il était un bébé agé de huit mois.Le planton pousse le portail.Hallyday voit un homme de haute taille, mal rasé, vêtu d'un long manteau et qui porte un paquet sous le bras. L'homme serre le soldat dans ses bras en disant:Mon fils !Puis il ouvre vivement le paquet et en sort un ours en peluche! Il n'avait que vingt ans de retard, Léon Smet, le bourlingeur.Johnny n'a pas le temps de se demander s'il doit embrasser cet inconnu.Soudain, cinq photographes dissimulés derrière une voiture font crépiter leurs flashes.Léon avait vendu au journal içi Paris les photos exclusives de ses retrouvailles avec son fils devenu une star.Sans un mot, le rocker a tourné les talons.

http://zac26.free.fr/page8.html

Séparation avec Johnny Starck

1966

Leur divorce en 1966 ne s'est visiblement pas fait sans tensions. Le faiseur de star quittera Johnny Hallyday pour s'occuper d'abord de Michelle Torr, puis de Mireille Mathieu avec il formera un formidable tandem.
http://www.lefigaro.fr/musique/2017/12/07/03006-20171207ARTFIG00038-la-galaxie-hallyday-sans-eux-johnny-n-aurait-pas-ete-johnny.php

La tentative de suicide de Johnny

septembre 1966

« A l’époque, il voit aussi l’émergence de jeunes talents comme Claude François et Michel Polnareff avec angoisse. Il se sent menacé. C’est la fin d’une époque, une période de transition difficile. Débordé, en grosse descente d’amphétamines et d’alcool, il aperçoit dans le miroir une gueule qui ne lui plaît pas. Il a le sentiment d’avoir tout raté et prend une décision radicale »

http://www.leparisien.fr/week-end/recit-la-tentative-de-suicide-de-johnny-hallyday-septembre-1966-06-12-2017-7437588.php

Johnny Hallyday, épuisé par le rythme effréné imposé par sa carrière, la demande de divorce de Sylvie Vartan ainsi que par les menaces du fisc, tente de se suicider en avalant des barbituriques et en se tailladant les poignets. Hospitalisé à temps, il est sauvé de justesse. Un mois plus tard, le chanteur étant remis, Sylvie Vartan décide de lui donner une seconde chance.

http://www.marieclaire.fr/johnny-hallyday-sylvie-vartan,1247036.asp

Noir c'est noir : résurection de Johnny

18 octobre 1966

Les fans redoublent d’affection pour l’artiste désespéré. « Avec Johnny, le schéma sera toujours le même, note Gilles Lhote. Il touche le fond de la piscine, il est sur le point de se noyer, mais donne un grand coup de pied et renaît. Quand il est mal dans sa peau, il en change. Puis, cet homme unique, modèle absolu de persévérance, de volonté et de rage, effectue son grand retour, plus regonflé que jamais. »

Le retour ne tardera pas. Le 13 octobre, l’idole des jeunes joue à Evreux (Eure). Le 18 octobre, pale, amaigri, tout de noir paré, il s’offre un come-back triomphal à l’Olympia, à l’occasion d’un Musicorama spécial. Adaptation du hit de Los Bravos, Black is black, la chanson Noir c’est noir, à peine plus d’un mois après sa tentative de suicide, résonne étrangement. Tout comme Confessions, dans laquelle il clame : « Personne ne m’aime, je me sens si seul. » Boulevard des Capucines, le rockeur livre une performance éblouissante et vole la vedette à l’invité de sa première partie... un certain Jimi Hendrix ! C’est sa première résurrection.

Le 18 octobre 1966, un mois après sa tentative de suicide, Johnny remonte sur la scène de l’Olympia, à Paris.

http://www.leparisien.fr/week-end/recit-la-tentative-de-suicide-de-johnny-hallyday-septembre-1966-06-12-2017-7437588.php

Johnny Hallyday et Jean-Marie Perrier sortent miraculés d'un accident de la route

aout 1967

Il est deux heures du matin, dans la nuit du 27 au 28, le duo monte dans la Lamborghini Miura de la star. Un bolide dont le moteur V12 vous propulse à 280 km/h sans que vous ayez le temps d’attacher votre ceinture. Le modèle de Johnny est le treizième fabriqué dans le monde et le premier livré en France. « C’est un tombeau allongé. T’as les maxillaires bloqués dès les premiers kilomètres, et de l’essence jusque-là », résumera en 2009 Périer dans le livre Johnny Hallyday vu par... (éditions Jean-Claude Gawsewitch). Notre bouillant pilote a prévu d’arriver à Bayonne vers midi, pour y préparer le spectacle qu’il donne le soir même aux arènes. Petite précision : il n’a pas dormi depuis trois jours et trois nuits.

http://www.leparisien.fr/week-end/recit-johnny-hallyday-sort-miracule-d-un-accident-de-la-route-aout-1967-06-12-2017-7437591.php

Sylvie Vartan

La famille Vartan emménage au dessus de Franck Ténot

1960

En 1960, la famille Vartan emménage au 117 avenue du Général Michel Bizot, au dessus de l'appartement de Franck Ténot... Eddie et lui sympathisent très vite en raison de leur passion commune pour le jazz.
Eddie joue d'ailleurs de la trompette à un très bon niveau.

http://www.sylvie-vartan.com/vartanb2.html

Sylvie entre au Lycée dans le 20ème arrondissement

septembre 1960

Sylvie entre en classe au Lycée de jeunes filles Hélène Boucher dans le 20ème arrondissement de Paris. La discipline y est plutôt sévère puisqu'elle n'a pas le droit de se maquiller, de mettre des talons hauts ou des pantalons. Le Bac approchant, sa mère lui conseille de s'orienter vers les langues, la matière forte de Sylvie.

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Sylvie chante Panne d'essence avec Frankie Jordan

1961

Pour son quatrième EP Frankie Jordan veut adapter "Out of Gas", un duo américain. Mais il lui manque une interprète féminine. Il a d'abord songé à Dalida -finalement jugée trop âgée par Eddie- et à Gillian Hills. Mais celle-ci, considérant sa partition trop réduite, se décommande au dernier moment. Et voilà Eddie chargé de trouver une remplaçante de dernière minute. Il lui vient alors l'idée de demander à Sylvie de remplacer Gillian Hills. Frankie est d'accord, mais les parents de l'intéressée beaucoup moins : le Bac d'abord. Finalement, Eddie saura les convaincre et sa petite soeur pourra sécher les cours pour la séance d'enregistrement. La voix de Sylvie est plus grave que la tonalité initialement prévue, ce qui la contraint à prendre une voix de fausset, mais qu'importe : sa photo ne figure même pas sur la pochette du 45 T. si bien qu'elle peut le vendre incognito dans la célèbre boutique de disques des Champs Élysées où elle travaille l'été pour gagner un peu d'argent de poche.

http://www.sylvie-vartan.com/vartanb2.html

parcourir aussi
https://books.google.fr/books?id=9zZCDwAAQBAJ&pg=PT70&lpg=PT70&dq=daniel+filipacchi+dates+champs+%C3%A9lys%C3%A9es&source=bl&ots=_BnJ1A617o&sig=exNBp8MupK7rxxE_IGPYre_1NrQ&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwj698XK67zYAhVEb1AKHR_gA-UQ6AEIaTAJ#v=onepage&q=daniel%20filipacchi%20dates%20champs%20%C3%A9lys%C3%A9es&f=false

Très vite, en plus, Daniel Filipacchi veut lui faire enregistrer un disque toute seule. Elle met en avant le refus des parents, surtout celui de sa mère, Ilina, qui rêve de savoir un jour sa fille, douée pour les langues, interprète d'ambassade. C'est Eddie qui parvient à faire plier Ilina et leur père, Robert, comptable dans une entreprise des Halles. Un disque, un seul, d'accord, si le

Elle est débrouillarde. Elle fait l'affaire. On grave Panne d'essence. Le disque sort en juin 1961. Dans le O de Frankie Jordan, sur la pochette, on a rajouté, en lettres minuscules, son nom, Sylvie Vartan. Elle n'a rien dit au lycée. D'abord parce qu'elle a séché des cours et risque les foudres de la surveillante générale, aussi parce qu'elle trouve l'aventure un tantinet ridicule. L'été venu, elle travaille chez un disquaire des Champs-Élysées pour gagner son argent de poche. C'est son disque qu'elle vend !

https://books.google.fr/books?id=9zZCDwAAQBAJ&pg=PT70&lpg=PT70&dq=L%27%C3%A9t%C3%A9+venu,+elle+travaille+chez+un+disquaire+des+Champs-%C3%89lys%C3%A9es+pour+gagner+son+argent+de+poche.+C%27est+son+disque+qu%27elle&source=bl&ots=_BoI4I-Z6m&sig=eS5hrBHttEdEeS6c_I0TyJ9EDD8&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwjry_GYz83aAhURmrQKHcrsD7QQ6AEIKTAA#v=onepage&q=L'%C3%A9t%C3%A9%20venu%2C%20elle%20travaille%20chez%20un%20disquaire%20des%20Champs-%C3%89lys%C3%A9es%20pour%20gagner%20son%20argent%20de%20poche.%20C'est%20son%20disque%20qu'elle&f=false

Rencontre entre Johnny et Sylvie

27 décembre 1961

Sylvie Vartan et Johnny Hallyday sont présentés l'un à l'autre par Eddie Vartan, fin décembre 1961, à l'Olympia de Paris où Sylvie chante en lever de rideau de Vince Taylor.

C’est en 1962 que Johnny rencontre Sylvie : « J’ai rencontré Sylvie dans les coulisses de l’Olympia où j’étais venu voir Vince Taylor. J’étais avec mon ami Eddie Vartan. A ce moment-là, passe Sylvie. J’ignorais qu’elle était sa soeur. Je lui dis : – tu as vu cette fille ? Elle est bien, je me la ferais bien. Sans répondre, Eddie appelle Sylvie et dit : – Sylvie je te présente Johnny un ami, Johnny, je te présente Sylvie, ma soeur. Je ne savais plus où me mettre ».

Johnny a immédiatement le coup de foudre pour cette fille très sérieuse qui ne lui attache que peu d’intérêt car déjà éprise d’une autre personne.

Pendant 6 mois, Johnny courra derrière Sylvie et fit en sorte de la voir pendant ses tournées. Salut Les Copains commence alors déjà à parler d’une amourette entre les deux artistes.

https://www.johnny-legend.fr/johnny-hallyday-et-sylvie-vartan-couple-annees-60.html

Ce soir du 27 décembre 1961, le regard de chasseur de Johnny a accroché la silhouette de la jeune fille qui achève un récital de trois chansons, en vedette anglaise. — Cette fille, tu la connais ? demande le jeune Français (à Vince Taylor). — Chasse gardée, t'approche pas, répond simplement l'autre rocker. S'estimant mal renseigné, Johnny parcourt les coulisses et tombe sur un autre type plus âgé.
— Dis donc, cette fille, tu la connais ?
— Oui.
— Tu pourrais me la présenter ? Je me la ferais bien.
— Oui...
L'autre type (Eddie Vartan) montre tout de même une drôle de tête. Mais parole. Plus tard dans la soirée, il revient avec la fille.
— Tiens, Johnny, je te résente ma soeur, Sylvie Vartan.
https://books.google.fr/books?id=9zZCDwAAQBAJ&pg=PT70&lpg=PT70&dq=L%27%C3%A9t%C3%A9+venu,+elle+travaille+chez+un+disquaire+des+Champs-%C3%89lys%C3%A9es+pour+gagner+son+argent+de+poche.+C%27est+son+disque+qu%27elle&source=bl&ots=_BoI4I-Z6m&sig=eS5hrBHttEdEeS6c_I0TyJ9EDD8&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwjry_GYz83aAhURmrQKHcrsD7QQ6AEIKTAA#v=onepage&q=L'%C3%A9t%C3%A9%20venu%2C%20elle%20travaille%20chez%20un%20disquaire%20des%20Champs-%C3%89lys%C3%A9es%20pour%20gagner%20son%20argent%20de%20poche.%20C'est%20son%20disque%20qu'elle&f=false

tournée en première partie de Johnny

février 1963 - mars 1963

Leur relation débute par une collaboration professionnelle. En 1962, Johnny Hallyday demande à Sylvie Vartan d'assurer la première partie de sa tournée, à la place de Jean-Jacques Debout. En 1979, ce dernier explique à François Jouffa, dans le hors-série "Johnny Story" de Hit Magazine, qu'il n'a pas vraiment eu le choix : "Un jour à Marseille, Sylvie est venue nous rejoindre avec son frère Eddie et le soir-même, Johnny m'a demandé de céder ma place à Sylvie dans la tournée. J'ai compris à ce moment-là qu'il se passait quelque chose entre eux".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Vartan_et_Johnny_Hallyday

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/johnny-hallyday-et-sylvie-vartan-la-grande-histoire-d-amour-7790894405

1963
Tournée avec Johnny HALLYDAY
22/02 : Roanne
23 et 24/02 : Grenoble
25/02 : Romans
26/02 : Tarare
27/02 : Chambéry
28/02 : Annecy
01/03 : Vierzon
02/03 : Niort
03/03 : Chateauroux
04/03 : Angers
05/03 : Le Mans
06/03 : La Rochelle
07/03 : Saintes
08/03 : Périgueux
09/03 : Brive la Gaillarde
10/03 : Decazeville
11/03 : Carcassonne
12/03 : Perpignan
13 et 14/03 : Valence (Espagne)
16/03 : Cannes
17/03 : Le Perthuis
18/03 : Montpellier
19/03 : Tournon
20/03 : Clermont-Ferrand
21/03 : Nevers
22/03 : Dijon
23/03 : Troyes
24/03 : Chalons sur Marne
25/03 : Thionville
26/03 : Epinal
27/03 : Strasbourg
28/03 : Nancy (Le Rio)
29/03 : Reims
30/03 : Maubeuge

http://www.sylvie-vartan.com/vartanco1.html

Johnny et Sylvie officialisent leur relation

15 octobre 1963

Leur complicité toujours plus affichée atteint son sommet lorsque les deux « amis » décident de partir ensemble en vacances en Amériques. A leur retour en France, ils décident de dévoiler la véritable nature de leur relation à l’antenne d’Europe 1. C’est le présentateur Jacques Paoli qui obtient en exclusivité les aveux du couple. A la question « Quand on parle de vous, doit-on dire les copains Sylvie et Johnny, ou autre chose ? », les amoureux répondent « Jusqu’à présent, on a dit qu’on était copains. Maintenant, on peut dire qu’on est presque fiancés ». C’est désormais officiel : les deux stars du moment sont bel et bien en couple.

http://www.marieclaire.fr/johnny-hallyday-sylvie-vartan,1247036.asp

Il faudra attendre le 15 octobre 1963 pour que les deux vedettes officialisent enfin leur relation, au micro de Jacques Paoli sur Europe 1 : "Jusqu'à présent, on a dit qu'on était copains. Maintenant, on peut dire qu'on est presque fiancés". Le couple star des années Yéyé est officiellement né.

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/johnny-hallyday-et-sylvie-vartan-la-grande-histoire-d-amour-7790894405

Olympia de Sylvie avec Les Beatles et Trini Lopez

16 janvier 1964 - 05 février 1964

Le mariage de Johnny et Sylvie

12 avril 1965

Le mariage de Johnny Hallyday, 22 ans, et Sylvie Vartan, 21 ans, le 12 avril 1965 à Loconville, dans l'Oise, souleva l'enthousiasme des fans. Voici le reportage que l'AFP réalisa sur les noces du couple star des yéyés.

Naissance de David

14 août 1966

accident de Johnny et Sylvie qui en ressort défigurée

20 février 1970

le 20 février 1970, le malheur les touche à nouveau alors que Johnny et Sylvie roulent en DS en direction de Besançon où ils doivent assurer un concert. La voiture quitte la route verglacée et termine dans un fossé. Johnny est indemne mais Sylvie est défigurée. Elle passera 6 mois aux Etats-Unis pour se faire opérer par un chirurgien esthétique de renom.

https://www.johnny-legend.fr/johnny-hallyday-et-sylvie-vartan-couple-annees-60.html

Eddie Vartan

Devient assistant programmateur à Europe 1

1959

En 1959 Il entre à Europe 1 comme assistant programmateur de Frank Ténot et Daniel Filippachi

http://www.guitaresetbatteries.com/rock/eddie_vartan_frame.htm

Eddie Vartan rentre chez RCA et devient le conseiller artistique de Frankie Jordan

octobre 1960

Eddie, qui envisageait de faire Sciences-po, a entamé des études de Droit. Mais à la consternation de ses parents, il abandonne du jour au lendemain quand Franck Ténot lui propose un poste à la maison de disques RCA (celle d'Elvis Presley). Eddie y deviendra le conseiller artistique de Frankie Jordan, un jeune étudiant qui finance ses études de médecine en chantant. Frankie va être à l'origine de la carrière de chanteuse de Sylvie en 1961.

http://www.sylvie-vartan.com/vartanb2.html

Eddy Mitchell

Premier festival international de rock'n'roll

24 février 1960

Le 24 février, au Palais des sports de Paris, ils participent, sous l'appellation Les Chaussettes noires définitivement adoptée, au premier festival international de rock 'n' roll, avec Johnny Hallyday en vedette.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chaussettes_noires

audition des five rocks

novembre 1960

Eddy Mitchell démarche des maisons de disques, (son ami « Johnny Hallyday vient de sortir ses premiers disques et ça marche fort »8) et en novembre 1960 Les Five Rocks sont auditionnés aux studios Hoche à Paris par Jean Fernandez, auquel se joint bientôt Eddie Barclay. À leur côté, un certain Henri Marchal assiste à la répétition. L'adaptation d'un titre de Gene Vincent l'impressionne particulièrement : Wild Cat, qui en français signifie « chat sauvage » ; c'est ce à quoi Marchal compare les cinq garçons : à des chats sauvages. Quelque temps plus tard, Marchal travaillera pour Pathé Marconi, la maison de disques qui lança Dick Rivers et son groupe Les Chats sauvages8. Pour l'heure, Les Five Rocks signent, le 12 novembre 19609, chez Barclay pour trois ans (plus exactement le contrat est paraphé par les parents car tous sont mineurs).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chaussettes_noires

Les fives rocks signent avec Barclay

12 novembre 1960

Les Five Rocks signent, le 12 novembre 1960, chez Barclay pour trois ans (plus exactement le contrat est paraphé par les parents car tous sont mineurs).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chaussettes_noires

séances d'enregistrement laborieuses

20 décembre 1960

Le 20 décembre 1960 commencent les séances d'enregistrements. Celles-ci sont laborieuses, aucun des instrumentistes ne connait le solfège et ils se trompent régulièrement, au point qu'Eddy Mitchell se casse la voix à force de reprendre Be-Bop-A-Lula. La structure même du groupe, qui alors compte trois guitares et pas de basse, est repensée. On adjoint à la formation le contrebassiste Jean Bouchéty, (en attendant qu'Aldo Martinez se forme à la basse). Quant à Jean-Pierre Chichportich dépassé par l'événement, il est remplacé par les batteurs professionnels Arturo Motta pour les premiers titres, puis Armand Molinetti10, qui officiera d'ailleurs quelques mois plus tard pour les Chats Sauvages.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chaussettes_noires

Naissance sur europe 1 des chaussettes noires...

Janvier 1961

En janvier 1961, sort le premier super 45 tours : Tu parles trop, Si seulement, Be Bop a Lula (cette fois adapté en français) et Tant pis pour toi. Le jour du premier passage radio, sur Europe no 1, le présentateur annonce non pas Les Cinq Rocks mais Les Chaussettes noires. Indignés les membres du groupe apprennent que leur maison de disques a, avec la complicité de Lucien Morisse directeur des programmes de la station, négocié un parrainage avec les chaussettes Stemm. De cette affaire d'argent, souscrite à leur insu, le groupe ne s'enrichit guère, (on leur remet une boîte de dix paires de chaussettes noires), mais gagne en notoriété et en diffusions radiophoniquesNote 3,11. Cette affaire faillit avoir des conséquences catastrophiques pour le groupe : Le 30 janvier, il doit participer à l'émission Toute la chanson présentée par Jacqueline Joubert sur la RTF. Or la chaine de télévision ne veut pas se faire complice de cette publicité détournée et envisage un temps d'annuler leur passage. Un compromis est trouvé et finalement on présente le groupe sous le nom des Cinq Rocks12, (préféré à celui de Five Rocks qui fait trop américain)13.

Patricia Viterbo

Johnny et Patricia

1960 - aout 1962

Cannes été 1962 : Johnny HALLYDAY et Patricia VITERBO et le chien LOBI , ou LOBY , offert par Johnny à Patricia .

http://www.amourdurocknroll.fr/pages/michel_beaufort_patricia_viterbo_le_dieu_du_twist.html

Rencontre Johnny / Patricia Viterbo

1960

Elle est la première femme avec laquelle il a vécu. À 17 ans, Johnny Hallyday rencontre Patricia Viterbo dans une boîte de nuit parisienne, près de la Gare Saint-Lazare.

https://www.vanityfair.fr/culture/people/story/johnny-hallyday-et-les-femmes-de-sa-vie/559#patricia-viterbo-1

Patricia et Michel Beaufort

Aout 1962 - 10 novembre 1966

http://www.amourdurocknroll.fr/pages/michel_beaufort_patricia_viterbo_le_dieu_du_twist.html

Nous étions en juillet 1962 , quelques jours avant le remplacement de Hugues BOREL . . . et bien peu de temps aussi avant la fin de la romance . . .

Mort de Patricia Viterbo

10 novembre 1966

Un soir, elle était en tournage au bord de la Seine. On la filmait dans une voiture. Le frein à main n'était pas serré. La voiture a percuté le pont et l'a défoncé, elle est tombée à l'eau. Patricia ne savait pas nager, elle est morte noyée. Mes placards étaient pleins de ses vêtements, de son odeur. »2.

https://www.vanityfair.fr/culture/people/story/johnny-hallyday-et-les-femmes-de-sa-vie/559#patricia-viterbo-1

Brigitte Bardot

Sorti de "Et Dieu… créa la femme" de Roger Vadim

1956

Le jour de ses 26 ans Brigitte se suicide

28 septembre 1960

Le jour de son 26ème anniversaire le 28 septembre 1960 elle avale de fortes doses de barbituriques et se taille les veines. Moment supreme de solitude et de désespoir que ne respecterons pas les photographes avides de sensasionnel.

" On m'a emmenée en ambulance à l'hopital, dans le coma. Pour me sauver, c'était une question de minutes. Et bien, des photographes d'un hebdo (...) ont forcé la voiture à s'arrêter, ils ont ouvert les portières et, malgré les efforts des infirmiers indignés, ils ont pris une série de photos. Ce n'est qu'après qu'ils ont permis à l'ambulane de redémarrer. Arrivée à l'hopital, j'ai été sauvée de justesse. "

Brigitte Bardot, Moi je joue. Flammarion p.38

Marie-France Brière ramène le disque Brigitte Bardot à Daniel Filipacchi et Lucien Morisse

1961

À Rio, lors d’une ultime escale, un air s’échappe de chez un disquaire. « Brigitte Bardot », la chanson de Digno García. « Ma mère m’a acheté le disque, ça a changé ma vie. À Paris, j’ai appelé Europe 1 pour leur dire que j’avais un meilleur disque que tout ce qu’ils passaient. La secrétaire de Lucien Morisse m’a demandé de le lui envoyer. J’ai refusé : j’ai compris que ce disque était mon trésor. » Dans les studios de la rue François-Ier, Lucien Morisse et Daniel Filipacchi affrontent la mini-tornade en jupe plissée. L’insolente décroche un stage. On est en 1961, la petite Franco-Argentine a mis un pied dans l’entrebâillement de la porte. Elle ne le retirera plus. « Lucien Morisse a eu l’intelligence de donner le pouvoir à la jeune génération. Avec les copains des yéyé, on grandissait ensemble. Tout ce que l’on entreprenait réussissait, on était invincibles. »

http://www.sudouest.fr/2017/08/14/portrait-du-lundi-a-la-rencontre-de-marie-france-briere-en-charente-3694045-5067.php

L'air de la chanson, tombée dans l'escarcelle d'Eddie Barclay, avait été rapporté du Brésil par une jeune étudiante en lettres, Marie-France Brière. Lucien Morisse en avait signé l'adaptation française au profit de Dario Moreno. Interprété à l'origine par le Franco-Argentin Jorge Veiga à Copacabana en décembre 1960...

https://books.google.fr/books?id=4H06DwAAQBAJ&pg=PA44&lpg=PA44&dq=marie-france+bri%C3%A8re+brigitte+bardot+barkley&source=bl&ots=QdbyYY0Ain&sig=4zXNkP_vfDM4VH0PzRCqV8JS_WI&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwjF_5-hhe_YAhVCxRQKHVq0DdwQ6AEISTAH#v=onepage&q=marie-france%20bri%C3%A8re%20brigitte%20bardot%20barkley&f=false

Sonorama n°29 Brigitte chante pour la première fois Sidonie

29 avril 1961

Brigitte Bardot, Moi je joue. Flammarion p.34

Enregistrement de "La Madrague"

17 juillet 1962

Brigitte Bardot, Moi je joue. Flammarion p.56

Françoise Hardy

Françoise passe son bac et reçoit sa première guitare

Juin 1960

A 16 ans 1/2 françoise passe son bac, son père lui offre une guitare. Elle gratte des accords dans la cuisine; ça résonne sur le carrelage.

Source : http://www.lefigaro.fr/musique/2011/07/08/03006-20110708ARTFIG00696--tous-les-garcons-et-les-filles-de-francoise-hardy.php

Françoise lit Rebecca

décembre 1960

«Je viens de lire Rebecca et Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier, que ma mère m'a offerts à Noël. Je me suis totalement identifiée aux personnages principaux, très passionnés, mais se sentant si insignifiants et si maladroits qu'ils ne peuvent imaginer être aimés en retour»

Source : http://www.lefigaro.fr/musique/2011/07/08/03006-20110708ARTFIG00696--tous-les-garcons-et-les-filles-de-francoise-hardy.php

Wolfsohn lui signe un contrat

14 novembre 1961

le 14 novembre 1961, le directeur artistique de Vogue lui signe un contrat

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Hardy

Passage télévisé de "tous les garçons et les filles"

28 octobre 1962

Françoise fait un passage télévisé pendant la coupure du référundum télévisés. « Tous les garçons et les filles » est vu par la France entière. Un an plus tard, le disque s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires.

Source : http://www.lefigaro.fr/musique/2011/07/08/03006-20110708ARTFIG00696--tous-les-garcons-et-les-filles-de-francoise-hardy.php

Françoise tombe amoureuse de Jean-Marie Perier

1963

Jean-Marie Périer fut le premier. Il rencontra Françoise Hardy en 1963 alors qu'il cherchait des artistes populaires du mouvement "yéyé" à photographier. Rapidement, une idylle nait entre eux comme le confiait le photographe dans une interview accordée à La Dépêche en 2013 : "Françoise détestait se faire photographier et elle n'avait aucune conscience de sa beauté. Je n'ai jamais vu plus séduisant et j'en suis tombé fou amoureux tout de suite. Pour la première séance, nous étions tous les deux très timides, on a marché dans Paris sans se dire un mot". Malheureusement, leur histoire ne durera pas puisque la chanteuse tombera amoureuse de Jacques Dutronc en 1967.

https://www.telestar.fr/people/francoise-hardy-qui-sont-les-hommes-de-sa-vie-310729

Jean-Marie Perrier

Jean-Marie Perrier devient assistant photographe de Daniel Filipacchi

1956

En 1956, Jean-Marie Périer est engagé comme assistant du photographe Daniel Filipacchi pour les magazines Marie-Claire, Paris Match, Télé 7 jours et Jazz magazine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_P%C3%A9rier

rencontre Régis Pagniez

1956

28 mois au front de la guerre d'Algérie

1959 - 1961

Oncle Dan p.171

Engagé dans l'aventure SLC

1962

Après 28 mois de service militaire en Algérie, Daniel Filipacchi l’engage en 1962 dans l’équipe du nouveau mensuel Salut les copains — créé à la suite du succès de l’émission éponyme

vie pendant 12 ans avec Régis et sa femme Jamie

1962 - 1974

j’ai eu la chance formidable de vivre avec lui et sa famille certainement les douze plus belles années de ma vie. En effet nous partagions à Paris des ateliers mitoyens, lui, sa femme Jamie et ses deux filles d’un côté et moi avec ma vie de célibataire insouciant de l’autre.

Cet arrangement tenait du mariage idéal, chez Régis on entendait des rires d’enfants et chez moi c’était la fête continuelle, il y avait de la musique tout le temps. Et fort, trop fort sûrement. Sauf pour Anne et Fanny, les deux fillettes de Régis que ce vacarme amusait. Avec les Pagniez, nous vivions un peu en communauté, bien avant que les hippies y pensent, mais sans les chemises à fleur et les chèvres du jardin. Dans les années 60-70 notre appartement voyait passer du beau monde, Anne et Fanny prenaient leur petit déjeuner avec Françoise Hardy, rigolaient aux blagues de Dutronc ou Johnny et venaient en douce danser le soir pendant que les « copains » musiciens du monde entier se plaisaient à s’éclater la tronche au son des Rolling Stones ou de James Brown. Etait-ce un bon exemple ? Sans doute car aujourd’hui je vous rassure elles vont très bien.

https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/jean-marie-perier/2014/02/19/regis-pagniez.html

Oncle Dan p.197

rencontre tour à tour Sylvie, Johnny, Eddy, Cloclo...

1962

Oncle Dan p.198

Filipacchi essaie de lui fourguer Sylvie sans savoir qu'il est déjà épris de Françoise

Jean Marie rencontre Françoise Hardy

décembre 1962

Oncle Dan p. 196-197

Lucien Morisse

Lucien Morisse casse le disque de Johnny en direct

mars 1960

Lucien Morisse, directeur artistique à
Europe 1, casse le premier disque de Johnny T’aimer follement à l’antenne de son émission Discobole en affirmant : ce sera la première et la dernière fois que vous entendrez parler de ce Johnny Hallyday sur Europe 1

http://johnnyhallydayleweb.forumpro.fr/t11334-disque-casse-a-l-antenne-par-lucien-morisse-sur-europe-n-1

Claude Lelouch

création des films 13

1960

Néanmoins, il parvient à fonder la même année sa maison de production. Il pense à l'appeler "Les Films de l'Apocalypse", mais le notaire lui dit : "Nous sommes le 13 de ce mois, il est 13 heures et votre nom comporte 13 lettres... Est-ce que vous avez quelque chose contre le chiffre 13 ?". La société s'appellera alors "Les Films 13".

http://anachronique.eklablog.com/claude-lelouch-a119580392

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Films_13

scopitones

1962

Claude Lelouch: Je devais tourner plusieurs scopitones dans la journée ! Le matin, je filmais Johnny, l'après-midi Sylvie Vartan et le soir, Françoise Hardy. On devait tourner en deux heures des petites comédies musicales de trois minutes.

C'est comme ça qu'il se retrouve à chanter "L'idole des jeunes" sous la pluie?

Claude Lelouch: Ce jour-là, il est arrivé avec trois heures de retard !

Johnny Hallyday: C'était une époque où je n'étais pas très précis.

Claude Lelouch: J'avais prévu une mise en scène de jour et, quand il est arrivé, il faisait nuit. Comme je ne pouvais plus me servir du décor, j'ai décidé de le mettre sous la pluie ! Encore une fois, la contrainte sollicite l'imagination. J'ai fabriqué mon esthétisme avec les scopitones. Cela a été une grande école. C'est là que j'ai pris conscience de l'importance de la musique au cinéma.

https://www.lexpress.fr/culture/cinema/salaud-on-t-aime-claude-lelouch-et-johnny-hallyday-survivants_1504730.html

dernier scoptione "petite fille de français moyen"

1968

dernier scopitone, "Petite fille de français moyens" de Sheila, avant de prendre congé de la maison de disques Carère qui l'employait jusque là.

http://anachronique.eklablog.com/claude-lelouch-a119580392

Eddie Barclay

Premier Mariage avec Michèle

1945 - 1948
  • Il épouse Michelle en premières noces, en 1945. Trois ans plus tard, le couple se sépare.

http://www.planet.fr/magazine-people-les-stars-les-plus-mariees.18901.1468.html?page=0%2C1

Vie 14 ans avec Nicole Barclay (née Nicole Vandenbusche)

1949 - 1963

création du Studio d'enregistrement Barclay Avenue Hoche

1956

Gerhard Lehner est recruté par Eddie Barclay pour aménager et équiper son studio d'enregistrement du 9 Avenue Hoche à Paris.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gerhard_Lehner

Eddie épouse Marie-Christine en 1965.

1965

Sheila

Annie CHANCEL travaille tous les matins avec ses parents sur les marchés

1961

Quelque part dans la capitale, Annie CHANCEL travaille tous les matins avec ses parents sur les marchés et l’après midi, elle continue de suivre des cours de comptabilité. Dans la salle à manger de ses parents qui lui sert également de chambre, la jeune fille possède son petit coin en y collant des affiches de Johnny HALLYDAY, Eddy MITCHELL et les CHAUSSETTES NOIRES, Ricky NELSON, Elvis PRESLEY, Jean-Louis TRINTIGNANT, etc. Passionnée de musique, l’adolescente se renseigne où se jouent les groupes musicaux.

http://ondit.unblog.fr/debut-du-baby-boom-varietes-charles-aznavour-annie-cordy-dario-moreno-tino-rossi-henri-salvador-ray-ventura-et-son-orchestre/

Sheila signe un contrat d'exclusivité avec Carrère et Plait

15 septembre 1962

En 1962, elle fête ses 17 ans et se passionne pour la musique. La jeune fille se renseigne en essayant d’intégrer des groupes musicaux et entre dans une formation : LES GUITARES BROTHERS. L’un des musiciens se rend au GOLF DROUOT, pour demander une audition auprès d’Henri LEPROUX. Celui-ci connaît Claude CARRERE, qui recherche une jeune chanteuse. Il passe les écouter et aussitôt, ANNIE commence une chanson. Claude CARRERE l’interrompt pour en demander une autre. Elle entame « Chariot » de Pétula CLARK, mais il souhaite entendre de nouveau un autre titre. La jeune artiste termine en interprétant « Je chante doucement » de la même chanteuse. Claude CARRERE revient le lendemain avec le directeur artistique Jacques PLAIT (DISQUES PHILIPS). Claude CARRERE et Jacques PLAIT décident de signer un contrat d’exclusivité en la baptisant « SHEILA », le 15 septembre 1962 avec ses parents puisque mineure. Elle sort son premier 45 tours « Sheila », le 13 novembre 1962.

http://ondit.unblog.fr/

Sortie de l'école est fini qui peine à convaincre...

13 février 1963

Le 45 tours sort le 13 février 1963. Mais il peine d'abord à convaincre. « Lucien Morisse, le directeur des programmes d'Europe 1, a même cassé le disque à l'antenne en disant que c'était de la merde, que c'était une honte. J'ai mis du temps à être diffusée dans l'émission de la station, Salut les copains. » Qu'importe. Comme son nom l'indique, c'est à la fin des cours que « L'école est finie » s'est mise à se vendre, peu avant l'été, à plus d'un million et demi d'exemplaires. « Autour de chez mes parents, le café, le fromager, le boulanger étaient chacun branchés sur une radio différente et notaient le nombre de fois où la chanson passait à l'antenne. Et le marchand de journaux repérait tous les articles sur moi. Je me rappelle que j'ai pris le métro avec ma première couverture de magazine. J'étais assise dans la rame avec la Une du journal en évidence. Et les gens ne faisaient pas le lien entre moi et la photo. » C'est la dernière fois que Sheila a pris le métro. « Après L'école est finie, je ne pouvais plus descendre de chez moi pour acheter une baguette de pain. Les gens couchaient sur mon paillasson. J'ai été happée par la foule à la Foire du Trône. On me suivait partout en Solex. Je suis partie dans un car de police à Marseille pour donner un concert. »

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/l-ecole-est-finie-et-sheila-arrive-25-07-2016-5992489.php

en février 1963, "L'école est finie". Donne-moi ta main, et prends la mienne. La cloche a sonné, ça signifie la rue est à nous, que la joie vienne, mais oui, mais oui, l'école est finie. Nous irons danser, ce soir peut-être, ou bien chahuter tous entre amis. Rien que d'y penser, j'en perds la tête. la cloche a sonné, ça signifie J'ai bientôt 17 ans, un coeur tout neuf, et des yeux d'ange.
Toi, tu en as 18, mais tu en fais 19. C'est ça, la chance.
-Pour la sortie de ce 2e 45t, Claude Carrère et Jacques Plait, son associé, mobilisent presse, radio, télévision, mais aussi, pour la 1re fois en France, une campagne d'affichage massive est lancée dans Paris, le disque se vend comme des petits pains. "Dites-moi si j'ai fait des progrès", demande Sheila. C'est un raz-de-marée. En quelques semaines, la petite Annie Chancel devient le phénomène Sheila.

http://telescoop.tv/reader/194466/sheila-l-histoire-d-une-vie.html

Philippe Bouvard

Attaché de presse d'Eddie Barclay

1958 - 1960

Entre 1958 et 1960, l'équipe Barclay ressemble à une "dream-team" : l'arrangeur et directeur artistique se nomme Quincy Jones, le directeur des variétés Boris Vian, Franck Ténot et Daniel Filipacchi s'occupent du jazz et Philippe Bouvard est attaché de presse. Les orchestrateurs sont Raymond Lefèvre et le jeune Michel Legrand, avec lequel Eddie Barclay joue à quatre mains et compose La Valse des lilas.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2005/05/14/eddie-barclay-monsieur-varietes_649868_3208.html#h7f5cUeLj61J6fZi.99

Philippe Bouvard critique Hallyday

23 septembre 1961

Article paru dans Le Figaro du 23 septembre 1961

Hallyday: l'explosif
Je ne comprends encore pas ce qui s'est passé: les débuts de M. Johnny Hallyday sur la scène de l'Olympia n'ont absolument pas donné lieu aux mondanités d'usage. C'était la soirée la moins habillée de la saison. Bien que le smoking fût recommandé, personne n'avait voulu l'endosser pour venir encourager la nouvelle vague. En réalité, personne ne voulait risquer de se faire traiter de bourgeois par les commandos de «fans» descendus des hauteurs de Belleville ou montés de la porte Brancion. Au dernier moment, avant le lever du rideau, toutes les places qui auraient dû être occupées par des académiciens furent revendues à une meute d'intellectuels à bretelles qui poussèrent dans le hall des gloussements de satisfaction.

«À perte de vue, les gens trépignaient, battaient des mains et tiraient de leur poitrine toutes sortes de gloussements bizarres.»

Philippe Bouvard

Vers 23h.30, précédé de son orchestre et de sa renommée, M. Halliday* fit son entrée. Des sifflets d'enthousiasme fusèrent. Le jeune géant chlorophyllé commença un récital dont le moins qu'on puisse dire est qu'en dehors des qualités vocales dont je n'ai pas à juger, il fait appel à des qualités physiques indéniables. Tantôt menaçant la salle du doigt, tantôt se tenant le ventre, tortillant du bassin et roulant des hanches, il se servait du micro comme d'une lance d'arrosage.

L'hystérie de la salle gagna l'orchestre. À moins que ce ne fût le contraire. Je ne sais plus. À perte de vue, les gens trépignaient, battaient des mains et tiraient de leur poitrine toutes sortes de gloussements bizarres de contentement qu'aucun musicien d'avant-garde n'a encore osé inscrire sur une partition.

Par Philippe Bouvard

http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2017/12/06/26010-20171206ARTFIG00013-johnny-hallyday-ses-debuts-explosifs-a-l-olympia-en-1961.php

Compare le twist à un discours d'Hitler au Reichtag

juin 1963

En juin 1963, pour fêter le premier anniversaire du SLC papier, un gigantesque concert est organisé place de la Nation et retransmis en direct par Europe n° 1. Plus de 150 000 spectateurs s'y pressent. Quelques incidents entre jeunes déclenchent, le lendemain, l'ire de la presse adulte. "Paris-Presse" titre "Salut les voyous !" Dans "le Figaro", le billettiste André Frossard fustige ces idoles du twist qui jettent les moins de 20 ans "dans les transes furibondes d'un invraisemblable culte de la nullité". Quant à Philippe Bouvard, il compare le twist "à un discours de Hitler au Reichstag, si ce n'est un certain parti pris de musicalité". Pourtant, la vague yéyé ne fait que commencer...

https://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20130627.OBS4975/slc-salut-les-copains-les-annees-yeye.html

Jacques Lanzmann

rédacteur en chef de Lui

1963

En 1963, il est rédacteur en chef de "Lui", "le magazine de l'homme moderne". En pleine période yé-yé, Daniel Filipacchi, le créateur du magazine, le recommande à Jacques Wolfsohn de chez Vogue en quête de chansons, parce que "Quand on sait écrire des romans, on sait forcément écrire des chansons". Le tandem Lanzmann-Dutronc fait "Crac, boum, hue!" tout de suite. Premier tube en 1966, "Et moi et moi et moi". "Fais pas ci, fais pas ça!", "Comme un con de parisien", "700 millions de Chinois / Et moi, et moi et moi..." ou encore "Dans la vie, il y a des cactus..." : les formules de Lanzmann font mouche.

http://www.20minutes.fr/culture/93436-20060621-culture-la-vie-piquante-de-jacques-lanzmann

voir aussi le documentaire "lui années érotiques"

sortie de "Il est cinq heure, Paris s'éveille" quelques mois avant Mai 1968

mars 1968

Mais Lanzmann, c'est aussi la poésie du quotidien. "Il est cinq heures, Paris s'éveille", sortie quelques mois avant mai 1968, régulièrement cité parmi les plus belles chansons françaises, reste jusqu’à aujourd’hui son titre de gloire. Il enchaîne chansons - pour Dutronc

http://www.20minutes.fr/culture/93436-20060621-culture-la-vie-piquante-de-jacques-lanzmann

C'est Jacques Wolfsohn, du label Vogue, qui propose, après un repas avec Jacques Lanzmann et Dutronc, de faire une chanson sur le thème de « Paris le matin »1. Lanzmann et Dutronc commencent à l'écrire le soir même et l'achèvent aux aurores1. Anne Ségalen, à l'époque épouse de Lanzmann2, a également participé à la rédaction des paroles3.

Les paroles sont inspirées de la chanson Tableau de Paris à cinq heures du matin écrite en 1802 par Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers1.

Durant l'enregistrement, ils ne sont pas satisfaits du résultat, trouvant les arrangements un peu plats1. Jusqu'à ce que Roger Bourdin, un flûtiste qui travaille dans le studio à côté du leur, improvise un solo de flûte qui donnera la version finale de la chanson

https://fr.wikipedia.org/wiki/Il_est_cinq_heures,_Paris_s%27%C3%A9veille

Serge Gainsbourg

Hugues Aufray entend le poinçonneur des Lilas et en copie les paroles

1958

Milord l'Arsouille, 1958, un cabaret esprit Rive gauche situé Rive droite, près du Palais-Royal, dirigé par Francis Claude, et fréquenté par Orson Welles, Signoret et Montand, Carco, Colette, Cocteau... Serge Gainsbourg, pianiste d'ambiance, chante Ferré ou Caussimon, en attendant l'arrivée de la vedette, Michèle Arnaud, diplômée de Science po et licenciée en philo. Un soir, il lui révèle son ancienne vie de peintre et elle se rend chez les Ginsburg pour voir ses toiles. Sur le piano de Joseph traîne négligemment - en apparence, car la mise en scène est préméditée - une partition de Défense d'afficher, "paroles et musique, Serge Gainsbourg". Poussé par Arnaud, Gainsbourg, barbu et le visage renfrogné, inaugure sur scène un syncopé Poinçonneur des Lilas. La critique est sèche, mais son nom circule. Parmi les 200 spectateurs se profile un jeune homme de 29 ans qui voulait peindre et sculpter, et se décide à chanter: Hugues Aufray. A l'oreille, il note sur un carnet la mélodie et les paroles du Poinçonneur des Lilas, qu'il présente au tremplin Les Numéros 1 de demain, sur Europe 1. Remarqué, il remporte un contrat chez Barclay.

Près de soixante ans plus tard, Hugues Aufray se souvient: "Je suis venu plusieurs soirs de suite, et l'interprétation de Gainsbourg m'a projeté dans cette chanson que j'ai reprise à mon compte, même si je n'avais pas une tronche de poinçonneur. C'est un tempo qui remonte à ses origines d'Europe centrale."

https://www.lexpress.fr/culture/musique/videos-l-epoque-en-chansons-7-8-le-poinconneur-des-lilas_1706520.html

Initials BB

février 1968

Initials B.B. est une chanson française écrite, composée et enregistrée par Serge Gainsbourg entre février et avril 1968. La chanson est une évocation poétisée de la relation qui a uni Serge Gainsbourg à Brigitte Bardot en 1967. Elle emprunte au premier mouvement de la Symphonie n° 9 dite « Du nouveau monde » de Dvořák pour la musique, et au poème Le Corbeau d'Edgar Allan Poe pour les paroles d'ouverture. Le narrateur y parcourt le roman L'Amour monstre, de Louis Pauwels, que Brigitte Bardot avait conseillé à Serge Gainsbourg en disant : « Lis ça ! Tu pourrais le méditer, c'est un ouvrage tout à fait pour toi ! Il est écrit à coups de fouet : ça claque à chaque page ! » L'héroïne y prononce « Almería » : c'est le lieu de la rupture définitive entre Serge et Brigitte Bardot : elle part y tourner le film Shalako avec Sean Connery ; Gainsbourg ne la revoit plus jamais après ce départ. "Après notre séparation, il m’écrivit dans la détresse un vibrant hommage : Initials B.B., qui reste la plus belle déclaration d’amour qu’un homme m’ait jamais faite. Derrière ses agressivités qui ont défrayé la chronique, Serge était tendre et vulnérable", a déclaré Brigitte Bardot en 2011, dans une interview à Nice-Matin.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Initials_B.B._(chanson)

Denis Bourgeois

Début de la collaboration Gainsbourg / Gall

1964

Denis Bourgeois a alors une idée qui va s'avérer fructueuse. La carrière de son poulain Serge Gainsbourg piétine malgré plusieurs albums à son actif, ainsi que des compositions estimées pour des chanteurs rive gauche comme Michèle Arnaud ou Juliette Gréco. Il propose à Gainsbourg d'écrire pour France Gall. Le compositeur signe N'écoute pas les idoles sur le 2e 45 tours de la chanteuse, titre qui se place en tête du hit-parade du mois de mars 1964. À propos de Serge Gainsbourg, France Gall confie4 :

« C’est quelqu’un que j’avais du plaisir à voir parce que je l’admirais et j’aimais ce qu’il écrivait. Et j’aimais bien sa timidité, son élégance et son éducation. C’était très agréable comme relation. […] J’étais très impressionnée que cet homme travaille pour moi et s’intéresse à moi… »

https://fr.wikipedia.org/wiki/France_Gall

France Gall

France enregistre ses premières chansons

avril 1963

Pendant les vacances de Pâques 1963, son père l'incite à enregistrer quelques chansons et remet les bandes à un éditeur musical, Denis Bourgeois. Le 11 juillet suivant, l'éditeur lui fait passer une audition au théâtre des Champs-Élysées. Du fait qu'elle est alors mineure, son père doit signer le contrat pour elle chez Philips où Denis Bourgeois est déjà directeur artistique de Serge Gainsbourg. Elle enregistre quatre titres avec l'arrangeur Alain Goraguer, jazzman et compositeur, qui a notamment travaillé avec Gainsbourg et Boris Vian.

Le jour de ses 16 ans France Gall est diffusée pour la première fois à la radio

9 octobre 1963

Le jour de ses seize ans, le 9 octobre 1963, ses chansons sont diffusées pour la première fois à la radio. C'est le titre phare, Ne sois pas si bête, qui obtient le succès. France Gall se place à la 44e place du hit-parade de Salut les copains du mois de novembre (derrière Tu n'y crois pas de Michel Berger et devant La Mamma de Charles Aznavour).

Poupée de cire, poupée de son remporte l'Eurovision

20 mars 1965

France Gall est ensuite sélectionnée pour représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson. Elle a gain de cause en choisissant Poupée de cire, poupée de son sur les 10 titres qu'on lui propose. Le 20 mars, l'équipe des « 3 G », Gainsbourg-Gall-Goraguer, est à Naples où se tient le Grand Prix Eurovision de la chanson. Les répétitions sont interrompues par des incidents entre l'orchestre italien et la délégation luxembourgeoise. Les musiciens n'apprécient guère l'attitude à leur égard de l'auteur-compositeur de la chanson, Serge Gainsbourg. Certains comparent sa partition au bruit du galop d'un cheval et d'autres le huent. Gainsbourg, furieux, claque la porte des répétitions et menace de retirer sa chanson du concours.

Un compromis finit par être trouvé, mais persiste une certaine tension qui se reflète dans l'attitude et la prestation de France Gall, déstabilisée par l'incident10. Passant en quinzième position sur les dix-huit participants et sous la direction d'Alain Goraguer, elle chante en effet d'une voix mal assurée devant plus de 150 millions de téléspectateurs. La singularité de la chanson étonne. Elle sera en tête du vote final du début jusqu'à la fin et finit par remporter le Grand Prix même si seulement dix pays sur dix-huit lui attribuèrent des votes (composés uniquement des jurys nationaux). France Gall apporte ainsi la deuxième victoire au Luxembourg quatre ans après Jean-Claude Pascal et son titre Nous les amoureux. Le succès de Poupée de cire, poupée de son dépasse les frontières européennes et France Gall l'enregistre en trois langues : allemand, italien et japonais. La chanson se classera numéro 2 des ventes en Allemagne, numéro 5 aux Pays-Bas, numéro 9 en Italie. Elle est l'une des premières chanson de l'histoire du concours à rencontrer un tel succès. Le public français s'émeut et reproche à Gall et à Gainsbourg d'avoir gagné pour le Luxembourg et non pour leur propre pays ; elle rétorque qu'elle ne connait guère les coulisses de sa sélection par RTL, affirmant avoir accepté la proposition de l'« état-major du Luxembourg ». Elle confiera par la suite que Claude François lui a annoncé la rupture de leur couple juste après l'annonce de sa victoire, ce qui l'aurait déstabilisée alors qu'elle devait retourner sur scène interpréter la chanson après la proclamation de sa victoire

https://fr.wikipedia.org/wiki/France_Gall

Claude François

Enregistrement de "comme d'habitude" qui fait référence à sa séparation avec F. Gall

1967

Écrite à quatre mains par Gilles Thibaut et Claude François sur une musique de Jacques Revaux, "Comme d’habitude" est une adaptation d’une chanson anglo-saxonne à laquelle Claude François a ajouté des ingrédients très personnels: le texte fait référence au délitement du couple qu’il formait alors avec France Gall après trois années de passion. Le disque sort en 1967 sur le label Flèche qu'il vient de créer. Un succès tranquille, qui va se transformer en immense tube grâce à Paul Anka. De passage à Paris, la star entend la chanson à la radio et décide illico de l'adapter en anglais. Elle deviendra "My Way"... immortalisée par Franck Sinatra.

https://www.notretemps.com/loisirs/chansons/5-chansons-histoire,i100119/3

Christophe

Aline accusé de plagiat

1965

Henri Salvador, alors patron du label Rigolo, va lui intenter un procès pour plagiat, car il estimait que Christophe avait copié la chanson La Romance de Jacky Moulière, chanteur de son écurie.

https://7zic.fr/chanson-aline-de-christophe-plagiat/

Claude Carrère

Rencontre avec Jacques Plait

1962

Devenu directeur de production, Jacques Plait sent confusément que quelque chose ne va pas dans la profession. On lui demande de s'occuper de dix-sept artistes, et même en travaillant douze heures par jour il ne peut y arriver. Le travail effectué aux États-Unis par deux producteurs indépendants Leiber and Stoller (voir Jerry Leiber et Mike Stoller) le fascine. Ils ne s'occupent que d'un ou deux artistes et collectionnent les succès. Chaque fois que Jacques Plait reçoit des Hits des États-Unis et qu'il sort « le » disque qui lui plaît sans regarder le titre, c'est toujours signé « Leiber and Stoller ».

Jacques décide de faire la même chose en France (ce en quoi il fut visionnaire et pionnier) et de devenir producteur indépendant. Il lui faudra des années avant d'y parvenir et de convaincre le président de Philips de lui laisser tenter sa chance (à ses risques et périls). Il cherche son « Stoller » et découvre un jeune auteur ambitieux et dynamique. Il l'invite à déjeuner, lui explique ce qu'il veut faire et lui propose d'être son associé. Le jeune auteur écoute calmement. En fait, intérieurement il bout, car il pense à la prédiction de sa voyante quelques années plus tôt : « on vous proposera un jour d'entrer dans le disque et ce sera le début de votre fortune ». Il accepte. Le tandem est formé, il va faire du bruit, car le nom du jeune auteur est Claude Carrère.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Plait

Georges Figon

Lancement de "Bonjour les amis"

décembre 1962

:: Lancement du magazine "Bonjour les Amis"
A l'image d'Europe 1 qui a trouvé une excellente idée en prolongeant son émission "Salut les Copains" à travers la publication d'un magazine pour les jeunes portant le même titre, Radio Andorre réfléchit en cette année 62 à la publication d'un magazine papier. Avec le concours de Publi-Ondes qui en devient la régie publicitaire, elle lance en décembre 1962 la revue "Bonjour les Amis". Toute ressemblance avec "Salut les Copains" est bien sûr volontaire. Le contenu est d'ailleurs de même nature : actualité du rock et de la variété française à travers des portraits et interviews des vedettes de l'époque. Les photos et posters sont nombreux. Le magazine s'adresse au teenagers, encore peu sollicités par la presse de l'époque. "Bonjour les Amis" consacre plusieurs pages chaque mois à Radio Andorre, principalement en présentant les coulisses de l'émission "Spécial Blue Jeans".

http://aquiradioandorra.free.fr/Historique/1962.html

:: Lancement du magazine "Bonjour les Amis"
A l'image d'Europe 1 qui a trouvé une excellente idée en prolongeant son émission "Salut les Copains" à travers la publication d'un magazine pour les jeunes portant le même titre, Radio Andorre réfléchit en cette année 62 à la publication d'un magazine papier. Avec le concours de Publi-Ondes qui en devient la régie publicitaire, elle lance en décembre 1962 la revue "Bonjour les Amis". Toute ressemblance avec "Salut les Copains" est bien sûr volontaire. Le contenu est d'ailleurs de même nature : actualité du rock et de la variété française à travers des portraits et interviews des vedettes de l'époque. Les photos et posters sont nombreux. Le magazine s'adresse au teenagers, encore peu sollicités par la presse de l'époque. "Bonjour les Amis" consacre plusieurs pages chaque mois à Radio Andorre, principalement en présentant les coulisses de l'émission "Spécial Blue Jeans".

http://aquiradioandorra.free.fr/Historique/1962.html

le magazine Bonjour les amis (décembre 1962)
http://www.plaisirsdujazz.fr/chapitre-quatre-sommaire/lappel-du-rock-les-intermediaires-du-jazz-investissent-les-varietes-juveniles-ca-1960/

Figon est éliminé

1966

Georges Figon est éliminé en 1966
http://grandbanditisme.canalblog.com/archives/2015/10/27/32838603.html

Georges Figon, l'ennemi

Le succès du magazine Salut les copains entraîne une multitude de copies. Parmi elles : Bonjour les amis. Derrière le projet se cache Georges Figon, un "fidèle ennemi" de jeunesse de Daniel Filipacchi."Il a toujours nourri une animosité mystérieuse envers moi, ce qui a donné lieu à un combat de boxe quand nous étions adolescents". Véritable voyou, Georges Figon participera à l'enlèvement de Ben Barka en 1965, avant de "se suicider" dans des circonstances obscures.

http://www.lepoint.fr/societe/filipacchi-le-magnifique-23-02-2012-1699806_23.php

Jane Birkin

Gainsbourg embrasse birkin sur un slow

1969

«Je l'ai entraîné sur la piste de danse, et là tout intimidé, il m'a marché sur les pieds. Comme c'était charmant! Venant d'un arrogant, la maladresse a un pouvoir de séduction sur moi.» De ce slow naîtront douze ans d’un amour fou, une petite fille nommée Charlotte et, dès l’année suivante, comme un hommage, le plus érotique de tous les slows: «Je t’aime moi non plus».

http://www.slate.fr/story/147465/le-slow-est-il-mort

Ce dîner était en réalité un coup monté, destiné à enterrer la hache de guerre entre les deux artistes. Le réalisateur s'était bien gardé d'y assister, laissant ses deux acteurs principaux en tête à tête. Visiblement, sa ruse a fonctionné. À un moment donné, Jane se souvient qu'elle a demandé à Serge de danser avec elle. « Il m'a marché sur les pieds. Ça m'a enchantée », dit-elle.

https://www.francedimanche.fr/actualites/jane-birkin-elle-dit-tout-sur-sa-premiere-nuit-avec-gainsbourg

Jalons musicaux

Enregistrement de l'abum Initials BB par S. Gainsbourg

décembre 1965 - mai 1968

Initials B.B. est une chanson française écrite, composée et enregistrée par Serge Gainsbourg entre février et avril 1968.

Sortie de Rubber Soul des Beatles

décembre 1965

Sortie de Revolver des Beatles

19 aout 1966

Enregistrement de Sgt. Pepper's Lonely Heart Club Band

6 décembre 1966 - 21 avril 1967