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Events

Accident de Fukushima I

11 mars 2011

L'agence de presse japonaise Kyodo signale un départ de feu à la centrale nucléaire le 11 mars avant 16h, ainsi qu'un niveau de radioactivité mille fois supérieur à la normale à l'entrée de la centrale et des fuites radioactives avant 21h ; les médias internationaux commencent à couvrir les événements spécifiques de la centrale.

Les Echos, "La crise nucléaire japonaise est aussi grave que celle de Tchernobyl"

13 mars 2011

Chiffre clé : entre 370.000 et 630.000 térabecquerels émis en radiations (NISA)

« les émissions radioactives mesurées jusqu'à présent dans la centrale Fukushima-Daiichi ne représentaient qu'environ 10 % de celles émises par Tchernobyl  en 1986. A l'époque, les analystes avaient estimé que 5,2 millions de térabecquerels (1 million de millions de becquerels) d'iode 131 avaient été rejetés dans l'environnement. La Nisa estime que les rejets de Fukushima seraient, pour l'instant, compris entre 370.000 et 630.000 térabecquerels.»
« l'électricien Tokyo Electric Power (Tepco) estimait, hier, que les rejets nocifs de sa centrale pourraient, sur le long terme, s'avérer beaucoup plus importants : Les fuites radioactives n'ont pas cessé complètement et notre inquiétude est qu'elles dépassent finalement celles de Tchernobyl »

Libération, "Fukushima. Repères"

20 décembre 2011

Chiffre clé : 100 000 évacués sur 20 km ; 17 780 travailleurs sur le site depuis l'accident (Tepco)

«  100 000, c’est environ le nombre de personnes évacuées dans un périmètre de 20 km autour de la centrale de Fukushima avant le 15 mars » ; «  17 780 personnes ont travaillé à Fukushima Daichi depuis mars […] mais 160 seraient «introuvables» pour réaliser des examens. »

Le Télégramme "Frédérick Carnet. Sur la route de Fukushima"

10 décembre 2012

Chiffre clé : des champignons hautement radioactifs (4 700 Bq/kg) jusqu'à plusieurs centaines de km de la centrale

« M.Tatsuhiro (ci-dessous) qui ne sait pas quoi faire de sa production de champignons, très radioactive (4.700 Bq/kg) » ; « Wataro Iwata […] a mis sa vie entre parenthèses pour les habitants de Fukushima et créé l'association CRMS (Citizen radioactivity pressuring station) qui permet aux gens de mesurer leur contamination interne et le taux de radioactivité de la nourriture»

Aujourd'hui en France, "Fukushima, pire que prévu"

15 décembre 2012

Chiffre clé : 700 000 becquerels par m2 dans la ville de Fukushima (CRIIRAD)

"Le laboratoire de la Criirad a ainsi mesuré plus de 700000 becquerels par m2 dans le quartier Watari de la ville de Fukushima, située à 65 km de la centrale dévastée par le tsunami […] Les débits de dose mesurés à un mètre du sol, en extérieur, étaient plus de trois fois, et parfois plus de dix fois supérieurs à la normale » ; « Une maison individuelle à Oguni […] a bénéficié d'un chantier de décontamination. La terre superficielle y a été décapée, les arbres de la colline d'en face ébranchés et les rochers du jardin d'agrément lavés au Karcher, détaille la Criirad. Malgré ces travaux, l'irradiation externe imputable à la contamination de l'environnement entraîne pour cette famille une dose cumulée en 2012 comprise entre 1,8 et 6 millisieverts, alors que la limite admissible en France est de 1 millisievert. » « D'après les cartes officielles publiées par le gouvernement nippon, les dépôts de césium dépassent 30000 becquerels par m2 sur une grande partie des préfectures de Fukushima, Tochigi et Gunma mais aussi plus loin. »

La Recherche, "Les poissons japonais victimes de Fukushima"

1 juillet 2013

Chiffre clé : jusqu'à 2657 becquerels par kilogramme pour certains poissons ; les anguilles de Tokyo à 240 km au sud de la centrale avec 147 becquerels par kilogramme (limite alimentaire fixée à 100 becquerels par kilogramme)

«  Les rivières de l'île de Honshu, principale île japonaise, concentreraient dangereusement les particules radioactives relâchées en 2011 par la centrale de Fukushima Daiichi. C'est ce que suggère une récente étude réalisée par Toshiaki Mizuno et Hideya Kubo, de l'université de Shiga, au Japon […]  Plus de deux ans après la catastrophe, les publications portant sur l'impact environnemental des retombées radioactives demeurent rares. Les plus médiatisées ont révélé des détériorations physiologiques et génétiques du papillon Zizeeria maha vivant aux alentours de la centrale, ou encore la contamination persistante des poissons pêchés au large des réacteurs endommagés […] Pour la première fois, donc, une étude japonaise dresse un état des lieux de la contamination radioactive des eaux continentales et des poissons d'eau douce. Et les deux auteurs n'y cachent pas leur inquiétude. En comparant l'accident de Fukushima à celui de Tchernobyl, ils affirment que les niveaux de contamination pourraient se révéler plus élevés, bien que les émissions dans l'atmosphère aient été moindres à Fukushima. […] Dans un rayon de 100 kilomètres autour de la centrale accidentée, les ayus présentent une radioactivité supérieure à 200 becquerels * par kilogramme. Le record est un ayu de la rivière Mano, à une trentaine de kilomètres de la centrale, avec 2 657 becquerels par kilogramme. Puis, de 100 à 200 kilomètres, les niveaux de contamination varient entre 60 et 200 becquerels par kilogramme. Du césium-137 a même été détecté jusque dans les poissons de la préfecture de Shizuoka, à 400 kilomètres au sud-ouest de Fukushima Daiichi. »

Libération "La légende Fukushima"

24 septembre 2014

Chiffres clés : 1 100 décès (Tokyo Shimbun) ; 104 cancer de la thyroïde chez des enfants (commission d'enquête du département de Fukushima)

« Selon le journal Tokyo Shimbun , plus de 1 100 décès sont comptabilisés au 11 septembre. […] Les villes de Namie (333 décès), Tomioka (250 décès), Futaba (113 décès) et Okuma (106 décès), adjacentes à la centrale dont les fuites d'eau contaminée sont toujours hors de contrôle, comptent au total 802 décès, identifiés officiellement comme conséquents de l'explosion de la centrale (55 ont été enregistrés dans les six derniers mois).» ; «  Le journal Fukushima Minpo tirait la sonnette d'alarme le 21 juin en rapportant les propos du ministère de l'Intérieur sur le nombre de suicides en recrudescence. » ; « Selon la commission d'enquête du département de Fukushima, 104 enfants de moins de 18 ans, parmi les 300 000 composants l'échantillon, ont été diagnostiqués comme atteints d'un cancer de la thyroïde. Les voix d'épidémiologues, à l'intérieur comme à l'extérieur du Japon, se lèvent pour contrer la position des experts de la commission départementale de Fukushima, selon laquelle ces cancers ne seraient pas conséquents de l’explosion. » ; « le ministère de l'Environnement soutient, dans un rapport du 17 août, qu'en-deçà de 100 msv/an, il n'y aurait aucune conséquence sur la santé. » ; «  le rapport de l'OMS de 2013 notifie une augmentation présente et à venir du nombre de cancer à Fukushima » ; «  rapport 2013 de l'UNSCEAR en précisant que ce document n'est paru que trois ans après l'enquête sur laquelle il est basé en raison des conflits entre les membres qui composent la commission »

Courrier international, "Infiltré à Fukushima"

7 mai 2015

Chiffre clé : 6 000 travailleurs / jour dans la centrale (Tepco)

«  Selon Tepco, 6 000 ouvriers travaillent tous les jours sur le site actuellement. Le seuil de contamination annuel fixé par l'entreprise est de 20 milli-sieverts par employé. Quand la dose accumulée par un travailleur se rapproche de cette limite, il est retiré du site jusqu'à la fin de l'année fiscale en cours. »

L'Obs, "Catastrophe nucléaire de Fukushima : combien de cancers et de morts ?"

10 mars 2016

Chiffre clé : 114 cancer de la thyroïde chez des enfants (IRSN) ; 1979 décès non officiels (Medialab) ; 10000 cas de cancer en plus (PSR, IPPNW)

« [Selon Jean-René Jourdain, expert de l’IRSN] De 2011 à 2014, seul 98 cas confirmés de cancer de la glande thyroïdienne ont été recensés sur des enfants. […] Seuls 16 cas confirmés de cancer de la thyroïde chez les enfants ont été recensés sur la période allant de 2014 à 2016» ; « Reiko Hasegawa, chercheuse associée au Medialab de Sciences Po Paris, estime que Fukushima est responsable de 1.979 décès non comptabilisés officiellement depuis le 11 mars 2011. » ; « Mais selon un rapport de deux ONG publié mercredi 9 mars aux Etats-Unis, l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima pourrait provoquer 10.000 cancers de plus dans la population japonaise en raison des radiations »

Le Point, "Fukushima : 5 ans après, l'effarant bilan"

11 mars 2016

Chiffres clés : 116 cancer de la thyroïde chez des enfants (autorités sanitaires de Tokyo) ; 1 700 cancers mortels directement liés (ministère de la Santé japonais) ; 1979 décès non officiels (Medialab) ; 25 000 cas à risque important (PSR, IPPNW) ; 154 suicidés (Medialab) ; 32 millions de japonais exposés (Tepco) ; jusqu'à 66000 cas de cancer en plus

« Les autorités sanitaires de Tokyo ont reconnu que 116 enfants avaient été diagnostiqués d'une forme agressive de cancer de la thyroïde dans la seule préfecture de Fukushima depuis 5 ans. » ; « Selon Reiko Hasegawa, chercheuse associée au Medialab de Sciences Po Paris, 1 979 personnes seraient ainsi mortes ces 5 dernières années aux environs de Fukushima de pathologies […] directement imputable[s] à la castratophe nucléaire » ; « Plus de 25 000 personnes ont subi des doses élevées de radiations avec des risques importants pour leur santé, relèvent deux associations de médecins » ; « Les statistiques du ministère de la Santé japonais évoquent, pour l'heure, le chiffre de 1 700 cancers mortels directement liés à la catastrophe nucléaire. » ; « depuis 2011, 154 personnes se sont suicidées dans les 3 préfectures touchées par le tsunami. » ; « Selon les calculs de Tokyo Electric Power Company (Tepco), qui exploitait la centrale touchée, les émissions de produits toxiques auraient été dix fois moins importantes que celles de Tchernobyl » ; « 32 millions de Japonais ont été exposés à des retombées d'iode 131 » ; « Les pires scénarios font état de 66 000 cas possibles de nouveaux cancers d'ici 2026. »