Annexe 1 - Ligne de temps de la Révolution Tranquille

Events

Québec

Élection de Jean Lesage - Parti libéral

Approx. 1960

Considéré comme le début de la Révolution Tranquille. Le Québec s'engage dès lors dans la voie de la modernité et c'est une véritable révolution qui s'opère dans les domaines sociaux, économiques et politiques. On utilise l'adjectif «tranquille» parce que ces importantes réformes se firent sans violence, contrairement à ce qui accompagne d'habitude d'aussi considérables changements.

Exposition universelle de Montréal

Approx. 1967

L'exposition universelle de Montréal EXPO 67 ouvre ses portes, et le Québec devient le centre du monde pendant tout l'été. Pour l'occasion, plusieurs grands chefs d'états visitent Montréal. C'est le président de la France, le général Charles de Gaulle, qui reçoit toutefois le plus chaleureux accueil. De Québec à Montréal, le long du Chemin du Roi, il est acclamé de villages en villages par des foules de plus en plus nombreuses. À Montréal, c'est la fin triomphale du périple. Du haut du balcon de l'hôtel de ville, il lance devant une foule en délire son désormais célèbre: «Vive le Québec libre!». La même année, René Lévesque rompt les rangs du Parti libéral pour fonder le Mouvement souveraineté-association.

Naissance du Parti Québécois

1968

1968: C'est la naissance du Parti québécois, le premier parti politique voué à l'indépendance du Québec.

Français : Langue du travail

1974

1974: Le gouvernement Bourassa adopte la loi 22, faisant ainsi du français la langue du travail et de la fonction publique au Québec.

Français : langue officielle

1976

1976 : Avec René Lévesque à sa tête, le Parti québécois est élu. En 1977, c'est l'adoption par le gouvernement du Québec de la loi 101 qui fait du français la langue officielle du Québec et prend des mesures concrètes pour le protéger et le promouvoir. Le français devient la seule langue permise dans l'affichage commercial. Regroupés sous la bannière d'Alliance Québec, un groupe d'Anglo-québécois financé par Ottawa contestera la loi devant les tribunaux et réussira au cours des ans à en faire invalider d'importantes sections.

Premier référendum

1980

1980 : Comme promis, Lévesque tient un référendum sur la souveraineté du Québec. Il utilise une approche modérée et souhaite négocier avec le Canada une entente de «souveraineté-association». Les forces fédéralistes, Trudeau à leur tête, multiplieront les menaces souvent fantaisistes (du genre "vous perdrez vos chèques de pension"). Trudeau promet une grande réforme du Canada. Finalement, les Québécois choisissent de voter NON à 60%.

Canada

Commission royale d'enquête Laurendeau-Dunton

1965

Le rapport de la commission royale d'enquête Laurendeau-Dunton recommande de déclarer le français langue officielle aux côtés de l'anglais dans les parlements du Canada, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick, dans les tribunaux fédéraux et l'administration gouvernementale canadienne

Élection de Pierre Elliot Trudeau

1968

Troisième Québécois à être élu Premier ministre du Canada. Au début de sa carrière, Trudeau obtiendra des niveaux de popularité jamais vus, adoré des foules, c'est la «Trudeau-manie».

Reconnaissance du français comme langue officielle

1969

1969 : Le gouvernement Trudeau reconnaît enfin le français comme seconde langue officielle du pays

FLQ

La FLQ fait sauter ses premières bombes

Approx. 1963

Crise d'octobre de 1970

1970

Originalement un mouvement révolutionnaire ayant pour but l'émancipation des ouvriers québécois, la saga du F.L.Q. connaîtra une fin tragique avec la crise d'octobre. Des membres de l'organisation terroriste du Front de Libération du Québec kidnappent l'attaché commercial britannique Richard Cross et le ministre québécois du travail Pierre Laporte. Ce dernier sera éxécuté et retrouvé mort dans le coffre-arrière d'une voiture. Un manifeste est envoyé aux médias et est lu sur les ondes de Radio-Canada. Le Premier ministre Robert Bourassa, dépassé par les événements, fait appel à son homologue fédéral. Trudeau réagit de façon démesurée en décrétant la loi des mesures de guerre qui suspend les libertés civiles et envoie l'armée canadienne occuper Montréal.. Plusieurs Québécois innocents sont arrêtés sans mandats, au beau milieu de la nuit. Ils sont emprisonnés et plusieurs sont soumis à la torture psychologique.